Funérailles de combattants du Hezbollah et civils à Maaroub, au Liban-Sud, le 26 avril 2026. Photo REUTERS/Marko Djurica
Le Hezbollah a dénoncé dimanche les dernières déclarations du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui l'avait accusé de « saboter » la trêve avec ses attaques, et réaffirmé son « droit » à riposter tant que l'armée israélienne occupe le Liban-Sud et poursuit ses bombardements et destructions. Dans un communiqué, le parti chiite a qualifié les propos du Premier ministre israélien « d'extrêmement graves ».
M. Netanyahu avait estimé au cours de la même journée que le Hezbollah était en train de « saboter la trêve » et affirmé que l'armée israélienne agit « conformément aux accords conclus avec les États-Unis et aussi, soit dit en passant, avec le Liban. » « Cela implique une liberté d'action non seulement pour riposter aux attaques (...) mais aussi pour prévenir les menaces », a-t-il ajouté.
Dans sa réponse, le Hezbollah a estimé que ses attaques « sur le territoire libanais occupé et ses frappes » sur le nord d'Israël sont « une réponse légitime aux violations répétées du cessez-le-feu depuis le premier jour de l’annonce de la trêve, qui ont dépassé 500 violations terrestres, maritimes et aériennes ». Il a regretté que la prolongation pour trois semaines de la trêve qui devait selon les autorités libanaises « aboutir à un véritable cessez-le-feu mettant fin aux violations et agressions de l’ennemi, notamment la destruction des maisons dans le Sud, a au contraire poussé les Israéliens à intensifier leurs attaques. »
« Les autorités libanaises ont affirmé que leur condition principale pour participer à la réunion à Washington », qui avait rassemblé l'ambassadrice du Liban aux États-Unis et l'ambassadeur israélien, « était d’exiger la fin des agressions et le début du retrait des territoires occupés », bien qu'aucune déclaration n'ait été publiée en ce sens. Les responsables libanais sont, selon le Hezbollah, « incapables d’accomplir leurs devoirs nationaux les plus élémentaires envers leur territoire et leur peuple. » Aussi, le parti chiite les a appelés à « fournir une explication claire » concernant l'accord de trêve « invoqué par l’ennemi pour justifier sa liberté d’agression, de destruction et de meurtre. »
Le parti pro-iranien a ajouté que les violations continues du cessez-le-feu par Israël, que ce soit dans ses frappes, démolitions ou par son occupation du Sud, « se heurteront à une riposte », estimant qu'il s'agit d'un « droit garanti par les conventions internationales. » « Nous n’attendrons pas et ne miserons pas sur une diplomatie défaillante qui a prouvé son échec, ni sur des autorités défaillantes dans la protection de leur pays », a conclu le Hezbollah.

