Le secrétaire américain à la Guerre, Pete Hegseth (à g.), écoute le général Dan Caine, chef d’état-major interarmées, lors d’une conférence de presse au Pentagone, à Arlington, le 24 avril 2026. Photo Anna Moneymaker/Getty Images/AFP
Les responsables militaires américains travaillent à l’élaboration de nouveaux plans pour rouvrir le détroit d’Ormuz en cas d’effondrement du cessez-le-feu actuel avec l’Iran, selon plusieurs sources informées du dossier contactées par CNN
Ces options incluent, parmi plusieurs types de cibles à l’étude, des frappes axées notamment sur le « ciblage dynamique » des capacités iraniennes autour du détroit d’Ormuz, du sud du Golfe arabo-persique et du golfe d’Oman. Cela comprend les petites embarcations d’attaque rapide, les navires poseurs de mines et d’autres moyens ayant permis à Téhéran de bloquer ce passage. Les évaluations du renseignement américain estiment que les États-Unis ont réussi à détruire les grands navires iraniens, mais que le régime iranien conserve encore environ la moitié de ses capacités navales, notamment ses vedettes-suicide.
Selon des sources citées par CNN, l’armée américaine pourrait aussi mettre à exécution la menace du président Donald Trump de frapper des cibles à double usage (civiles et militaires) ainsi que des infrastructures, notamment énergétiques, ou de cibler des commandants militaires iraniens spécifiques ainsi que d’autres « éléments perturbateurs » du régime, accusés par des responsables américains de compromettre activement les négociations. Ahmad Vahidi, commandant général des Gardiens de la révolution fait partie des cibles privilégiées, selon une des source.
Les capacités militaires restantes de l’Iran, notamment les missiles, leurs lanceurs et les installations de production qui n’ont pas été détruits lors de la première vague de frappes américano-israéliennes, ou qui auraient été déplacés vers de nouveaux sites stratégiques depuis le début du cessez-le-feu, sont aussi dans le viseur de l'armée américaine.
Par ailleurs, plusieurs sources, dont un grand acteur du secteur maritime, ont indiqué à CNN que des frappes militaires autour du détroit ne suffiraient probablement pas, à elles seules, à rouvrir immédiatement le passage.
Le trafic maritime est à nouveau à l’arrêt depuis lundi dans le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran et Washington imposent chacun un blocus distinct, les navires iraniens continuant de tester le blocage américain. Les négociations entre les deux belligérants n’ont toujours pas repris malgré l’expiration, mercredi, du cessez-le-feu de deux semaines convenu au début du mois.
Les États-Unis et Israël ont lancé une offensive militaire contre l'Iran le 28 février, débutée par l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei dans une série de bombardements massifs. Téhéran a répondu en bombardant le territoire israélien et en ciblant des bases militaires américaines et d'autres infrastructures civiles dans plusieurs pays du Golfe et de la région.

