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Lifestyle - Diaspora

De Maurice Salameh à Maurizio Salameh, un même attachement au Liban

À la tête de l’Istituto Cultural Italo Libanese, ce Libanais résidant à Rome depuis plus d’un demi-siècle ne rate pas une occasion d’agir pour son pays.

De Maurice Salameh à Maurizio Salameh, un même attachement au Liban

Maurizio Salameh, fier de ses raciles libanaises. Photo fournie par Maurizio Salameh

Dans le contexte difficile que traverse le Liban, et devant des besoins immenses et quotidiens, de nombreux pays proposent des aides là où ils le peuvent. C’est le cas de l’Italie qui, à l’initiative de l’ambassadrice Carla Jazzar, a lancé un plan d’aide destiné à soutenir le Liban. Elle précise ainsi à L’Orient-Le Jour : « J’ai mis en place un groupe composé de personnalités importantes de la communauté à Rome et certaines régions avoisinantes de la capitale pour coordonner, rassembler et envoyer une assistance humanitaire. À cet effet, je me suis adressée à toutes les grandes compagnies italiennes qui produisent de l’alimentation, des médicaments et des produits pour l’hygiène personnelle et des lieux. Leur réaction a été positive et les différents acteurs de cette industrie se sont mobilisés pour nous envoyer des conteneurs chargés d’aliments. » Le commandant en chef de l’armée italienne, le général Luciano Portolano, le chef du cabinet du ministre de la Défense ainsi que son conseiller diplomatique ont collaboré en parallèle, pour assurer l’expédition de cette assistance humanitaire que doit recevoir le ministère libanais des Affaires sociales. La coordination de cette opération, qui quittera l'Italie le 1er juin, a été confiée tout de go à Maurice Salameh. Et pour cause : détenteur de la nationalité italienne où il est établi depuis plus de cinquante ans, Maurice – devenu Maurizio dans sa nouvelle vie – n’a jamais cessé de vivre au rythme de son pays d’origine.

Maurizio, l’Italien porte-drapeau de son Liban

« Le Liban, confie-t-il, est tout pour moi, aussi simplement que le dit l’adage : “le sang ne devient pas de l’eau”. Il est à mes yeux le plus beau pays du monde quand il n’est pas le terrain des guerres des autres. » Ce credo s’exprime notamment dans son grand engagement pour l’Istituto Cultural Italo Libanese dont il est le président et l’âme. Situé à Rome à la Piazza Cola di Rienzo 92, ce centre a pour objectif principal la promotion et le renforcement des relations culturelles, économiques et touristiques entre l'Italie et le Liban.

To Rome with love

Maurice Salameh est né en 1954 à Atchané, un village proche de Bickfaya, de parents libanais. Il quitte le Liban à l’âge de 21 ans lorsque la guerre de 1975 éclate, pour poursuivre ses études ailleurs, loin des bombes. Pourquoi l’Italie ? : « Comme vous le savez, pour un meilleur avenir, chez nous, jeunes et moins jeunes ont tendance à se tourner vers l’Amérique. Trop loin pour moi, j’ai choisi Rome pour rester proche du Liban. » C’est dans la ville éternelle qu’il entreprend des études à l'Académie des beaux-arts, avant de se lancer dans une carrière de décorateur d’intérieur et de fonder une famille avec son épouse italienne. Le couple a deux filles. Puis, changement de cap, il décroche un poste au département de communication de la société d’aéronautique Leonardo, le deuxième groupe industriel italien et l’un des principaux groupes internationaux du secteur aéronautique et spatial. Quand les circonstances le permettent, Maurice se rend régulièrement au Liban où se trouve toujours une partie de sa famille. Et, lorsqu’ils se réunissent tous au village de Atchané c’est, dit-il, « pour une joyeuse évocation du bon temps passé. Vous savez, on cause du « enab », du « tine », nos bon raisins et figues, et de nos histoires toujours présentes dans notre mémoire et dans notre cœur ».

Maurizio Salameh au coeur de l'oganisation des aides pour le LIban. Photo fournie par Maurizio Salameh
Maurizio Salameh au coeur de l'oganisation des aides pour le LIban. Photo fournie par Maurizio Salameh

À la tête de l’Istituto Cultural Italo Libanese

De retour à Rome, où il réside depuis de nombreuses années, Maurizio, dynamique retraité, ne s’est jamais coupé de ses origines. Aujourd’hui septuagénaire plein d’énergie, il partage sa libanité avec sa collègue Maria Cristina Rigano, elle-même d’origine libanaise, chargée de l’organisation des événements du Centre italo-libanais.

Tous deux œuvrent pour assurer une présence continue du pays du Cèdre à Rome. Leur programmation s’articule autour de conférences (à thèmes politiques, sociaux, économiques et touristiques), de défilés de mode, d’un festival du cinéma et de concerts. Sans oublier un récent accord signé entre l’État libanais et la fondation Med-Or pour l’octroi de bourses d’études à des étudiants libanais en difficulté, ainsi que des formations professionnelles dans divers domaines.

Maurice Salameh et Maria Cristina Rigano, sa complice en « libanitude ». Photo fournie par Maurizio Salameh
Maurice Salameh et Maria Cristina Rigano, sa complice en « libanitude ». Photo fournie par Maurizio Salameh

Sa complice, Maria Cristina, vit elle aussi au rythme du Liban, où elle a passé son enfance et son adolescence. Elle a étudié jusqu’à la classe de 4e chez les Franciscaines de Badaro. Lorsque la guerre éclate en 1975, elle rentre avec sa famille à Rome. Aujourd’hui mariée et mère de deux enfants, elle confie : « L’un de mes meilleurs souvenirs du Liban, c’est lorsque toute ma famille maternelle, les Chouchani, se réunissait l’été à Aley pour passer les vacances dans la grande maison de ma grand-mère, Hanné Gemayel. Le soir, tous autour de la grande table – oncles, tantes, cousins et cousines – nous dînions, bavardions et jouions aux cartes. »

Maria Cristina est retournée cet été au Liban après quatorze ans d’absence, et l’émotion était immense. Les images de son enfance et de son adolescence lui sont revenues en visitant cousins et amis. Son attachement à son pays d’origine est très fort, et c’est ce sentiment qui l’a poussée à rejoindre l’Institut culturel italo-libanais.

Dans le contexte difficile que traverse le Liban, et devant des besoins immenses et quotidiens, de nombreux pays proposent des aides là où ils le peuvent. C’est le cas de l’Italie qui, à l’initiative de l’ambassadrice Carla Jazzar, a lancé un plan d’aide destiné à soutenir le Liban. Elle précise ainsi à L’Orient-Le Jour : « J’ai mis en place un groupe composé de personnalités importantes de la communauté à Rome et certaines régions avoisinantes de la capitale pour coordonner, rassembler et envoyer une assistance humanitaire. À cet effet, je me suis adressée à toutes les grandes compagnies italiennes qui produisent de l’alimentation, des médicaments et des produits pour l’hygiène personnelle et des lieux. Leur réaction a été positive et les différents acteurs de cette industrie se sont mobilisés...
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Impec!

Marie Claude

08 h 01, le 29 avril 2026

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  • Impec!

    Marie Claude

    08 h 01, le 29 avril 2026

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