Nasser Hussein Said, 64 ans, prie lors des funérailles de quatre membres de sa famille, dont sa fille Fatima, 39 ans, et sa petite-fille Taleen, âgée d'un an et demi, tuées par Israël dans le village de Srifa. À la mosquée Al Kharab de Tyr, au Liban, le 12 avril 2026. Photo Louisa Gouliamaki / REUTERS

Il y a la guerre politique. Celle des surenchères, des ballets diplomatiques et des trêves arrachées. Celle qui fait les gros titres des journaux et des bandeaux télé. Nombreux sont ceux qui veulent la suivre assidûment et ne rien en rater.
Mais il y a aussi la guerre des bas de page. Celle qui est faite aux civils, aux secouristes, aux agriculteurs, ou aux journalistes. Celle qui rend presque fou quand elle ne tue pas. Plus encore peut-être que les analyses ou les éclairages, leurs histoires permettent de déchiffrer toutes les strates d’un conflit qui semble ne plus avoir de sens.
Voilà pourquoi nous nous efforçons de les remonter à la Une, en variant sans cesse les formats. De nous rapprocher davantage. Reportages, chroniques, portrait de victimes, villages du Liban-Sud rasés par Israël et racontés par leurs habitants…
Je vous en propose une sélection ce week-end, bientôt enrichie par des épisodes de notre nouveau podcast, L’Orient-La Nuit.
Bonne lecture !


De Tyr au Sérail : Kassem Chaalan, 47 ans, la Croix-Rouge dans le sang

Après neuf jours de guerre, l’assassinat de l’ambulancier Youssef Assaf marque un petit séisme dans le monde du secourisme libanais. Depuis, les chiffres ne cessent de gonfler. Alors, dans la vie de Kassem Chaalan, un des piliers de la Croix-Rouge libanaise, beaucoup de choses ont changé. « Un jour, on sauve des vies ensemble. Le lendemain, on enterre un collègue », constate-t-il. Stéphanie Khouri l’a rencontré pour sa chronique.

Abed Sabagh, un van, un smoking, un musicien et son oud : survivre encore

Un minibus blanc garé le long d’un trottoir dans le quartier de Badaro à Beyrouth, qui ressemble à tant d’autres… Des faux airs de bus publics, sauf que celui-ci ne bouge pas. C’est là qu’habite Abed Sabagh, déplacé de la banlieue sud de Beyrouth, depuis mars dernier. Un personnage familier, reconnu par tous dans la capitale qu'il sillonne depuis des années, son oud à la main. Rayanne Tawil l'a rencontré.

Dans les coulisses de « L'OLJ » : « l’inventaire » de l’actualité

« Une pierre, deux maisons, trois ruines, quatre fossoyeurs, un jardin des fleurs, un raton laveur » : les premiers mots de cette poésie, que beaucoup d’enfants français apprennent à l’école, s’apparentent parfois à la réalité du Liban, où l'on ne trouve pas toujours de suite logique aux événements. C'est pourtant avec cet « inventaire » que le service actu fonctionne quotidiennement, tant bien que mal. Sammy Sioufi vous raconte les coulisses du journal.

« Le Liban est mon pays, mais Meis el-Jabal est ma terre »

Meis el-Jabal a été touché par toutes les guerres. Situé à moins d’un kilomètre de la frontière, le village est la cible d’un processus de démolition avancé, perpétré par l’armée israélienne. Mais pour ses habitants, qui ont fui, « les briques et les pierres », ça ne compte plus. Leur seule peur : ne plus jamais pouvoir rentrer chez eux. Cet article fait partie de notre dossier « Ce que les villages du Liban-Sud, détruits par Israël, représentent pour ceux qui en sont originaires ».

Nader Khalil, ou la mémoire de Rifaï emportée par une frappe israélienne, corniche el-Mazraa

Nader Khalil, maître torréfacteur de Rifaï, a été tué le 8 avril dans la frappe israélienne qui a visé Corniche el-Mazraa, là où il travaillait depuis trente-cinq ans. Ce jour-là, son frère cadet l'avait quitté deux minutes avant l'attaque. Le temps qu'il rebrousse chemin, il est déjà trop tard. Iva Kovic-Chahine vous raconte son histoire.

Avec ses restaurants Taolé et Kaaké, Toni Chidiac prend racine sur les berges du lac Léman

À Lausanne, Toni Chidiac a bâti son rêve, pierre par pierre, ou plutôt assiette après assiette. Après avoir ouvert Taolé en 2022, devenu depuis numéro un sur The Fork, le chef a lancé Kaaké, un fast-food artisanal consacré à la galette libanaise. Anne Ilcinkas l'a rencontré.

Nathalie Baye : Cent longs-métrages, quatre César et un dernier film… au Liban

Légende du cinéma français, l'actrice Nathalie Baye s’est éteinte dans la soirée du 17 avril. Pour « L’Orient-Le Jour », proches, admirateurs et collaborateurs dressent le portrait d’une artiste plurielle à la discrétion singulière. L'article de Karl Richa.

À Beyrouth, un cercle de lecteurs sous les bombes

Dans une ville frappée par les crises, saturée de bruit et marquée par la violence des bombardements israéliens, ils choisissent de s’asseoir en cercle pour parler. Le geste peut sembler anodin ; il ne l’est pas. Et cette cohabitation ponctuelle entre des profils hétérogènes produit des échanges parfois inattendus. Rayanne Tawil s'y est rendue.
Prenez trois minutes pour nous aider à améliorer les newsletters de « L’Orient-Le Jour » en répondant à notre questionnaire de satisfaction.

