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Politique - guerre au liban 2026

Négociations Liban-Israël : Aoun confirme vouloir obtenir un prolongement du cessez-le-feu

Le Liban demandera jeudi à Washington une extension pour un mois de la trêve, selon l'AFP. Kabalan menace de « la pire des catastrophes » si les autorités ne changent pas d'avis sur les pourparlers.

Négociations Liban-Israël : Aoun confirme vouloir obtenir un prolongement du cessez-le-feu

Le président libanais Joseph Aoun. Photo tirée du compte X de la présidence libanaise

Le chef d'Etat libanais, Joseph Aoun, a affirmé mercredi que le Liban cherchera à obtenir une prolongation du cessez-le-feu à Washington, lors du deuxième contact direct entre le Liban et Israël depuis 1983, une nouvelle fois au niveau de leurs ambassadeurs respectifs aux États-Unis.

L'ambassadrice libanaise, Nada Hamadé Mouawad, « soulèvera la question de la prolongation de la durée de l’accord de cessez-le-feu ainsi que l’arrêt par Israël des opérations de démolition dans les villages et localités du sud », a dit M. Aoun devant le groupe parlementaire de la Rencontre démocratique, principalement constitué de députés affiliés au Parti socialiste progressiste (PSP), rapporte la présidence libanaise sur X. Selon une source officielle citée par l'AFP, le Liban demandera l'extension pour un mois de la trêve.

M. Aoun a pris en main le dossier des négociations avec Israël, s'attirant les foudres des milieux du Hezbollah. Le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril à minuit, et prévu initialement pour une durée de dix jours, doit prendre fin dimanche à minuit.

« En contact avec Berry, Salam et Joumblatt »

Se présentant de nouveau comme l'homme fort de l'État, M. Aoun a affirmé avoir « fait le choix de la négociation, car les expériences du passé nous ont appris que les guerres ne conduisent qu’à la mort, à la destruction et aux déplacements ». Le président a expliqué être en « en contact permanent avec le président (du Parlement) Nabih Berry, le Premier ministre, Nawaf Salam, l’ancien député, Walid Joumblatt, et plusieurs responsables libanais, afin d’accompagner les contacts menés pour consolider le cessez-le-feu. »

Il a ajouté que la « phase actuelle exige réalisme, sagesse, rationalité et une bonne compréhension de la réalité libanaise, afin que tous s’inscrivent dans cette orientation et contribuent à mettre fin aux souffrances du Liban en général, et de son Sud en particulier. » Il a précisé que cette partie du territoire « a été, depuis 1969 (année de la signature de l'accord du Caire, qui légalise la présence et l'action armée palestinienne au Liban-Sud contre Israël, Ndlr) jusqu’à aujourd’hui, le théâtre de guerres ayant engendré des tragédies et des souffrances dont nous subissons encore les conséquences. »

Devant la commission parlementaire pour la protection des biens civils, constituée de députés et qui a entamé cette semaine ses travaux sur fond de démolitions systématiques de villages du Sud, Joseph Aoun a précisé que les négociations reposent côté libanais sur « l’arrêt total des attaques israéliennes, le retrait israélien du territoire libanais, le retour des prisonniers, le déploiement de l’armée jusqu’aux frontières internationales, ainsi que le lancement de la reconstruction de ce qui a été détruit durant cette guerre. »

« Soutien américain »

Il a indiqué que « le soutien américain qui nous a été communiqué par le président Donald Trump, ainsi que celui des pays frères et amis, nous ont offert une opportunité qu’il ne faut pas laisser passer, car elle pourrait ne pas se représenter ». M. Aoun s'est entretenu au téléphone le 16 avril avec son homologue américain, quelques heures avant que ce dernier n'annonce une trêve de dix jours entre Beyrouth et Tel-Aviv.

Concernant les déplacés, il a souligné que leur retour constituait une « priorité », devant la commission parlementaire pour la protection des biens civils. « Je n’épargnerai aucun effort pour mettre fin aux situations anormales que connaît actuellement le Liban. »

Il a également répondu aux critiques du Hezbollah concernant les négociations avec Israël, que le parti-milice refuse catégoriquement. M. Aoun a indiqué devant les députés affiliés au PSP que malgré l'opposition attendue de « certains », sans nommer le Hezbollah, il reste « convaincu que ce choix est le plus sûr pour le Liban et pour les Libanais, quelle que soit leur appartenance ». « La majorité des forces politiques est consciente de la sensibilité de la phase actuelle et se tient fermement contre toute forme de discorde et tout ce qui porterait atteinte à la paix civile dans le pays », a-t-il encore dit, évoquant une « mission nationale commune, et non la responsabilité d’une seule personne, fût-elle le président de la République ».

« Logique criminelle et haine confessionnelle »

Le mufti jaafarite Ahmad Kabalan, considéré comme un porte-voix officieux du tandem chiite dont il est proche, a pour sa part de nouveau fustigé la décision de M. Aoun de négocier avec Israël, voire menacé implicitement le président, dans une lettre qu'il lui a adressé.

« Monsieur le président, je vous dis : ce que les présidents du Liban n’ont pas pu assumer depuis la naissance du Liban, il vous sera difficile, sinon impossible, de l’assumer », a-t-il dit, en allusion à un accord de paix avec Israël et au désarmement du Hezbollah, dans des propos rapportés par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). « Ignorer cette réalité vous placera, vous et le pays, au cœur de la pire catastrophe qui le détruira. Ce qu’Israël et les États-Unis n’ont pas pu avaler ni confisquer ne pourra l’être aujourd’hui », a-t-il écrit.

Avant d'estimer que « l’erreur ici n’est pas celle du 17 mai (1983, ndlr), elle est mille fois plus grave ». « J’espère que vous éviterez de tomber dans cette faute, car vous brûleriez votre pays », a encore écrit le dignitaire religieux. Avant de lancer : « Je mise ici sur votre conscience nationale, mais je crains certains conseillers qui vivent dans une logique criminelle et de haine confessionnelle. » Sous l’égide du président Amine Gemayel, le Liban avait signé le 17 mai 1983 un accord de pacification (mais pas encore de paix) avec l’État hébreu en contrepartie du retrait de ses troupes du Liban. L’accord avait d’abord approuvé par le Parlement libanais, mais il avait été ultérieurement abandonné par M. Gemayel, en mars 1984, sous la pression militaire de la Syrie et de ses alliés.

Le chef d'Etat libanais, Joseph Aoun, a affirmé mercredi que le Liban cherchera à obtenir une prolongation du cessez-le-feu à Washington, lors du deuxième contact direct entre le Liban et Israël depuis 1983, une nouvelle fois au niveau de leurs ambassadeurs respectifs aux États-Unis.L'ambassadrice libanaise, Nada Hamadé Mouawad, « soulèvera la question de la prolongation de la durée de l’accord de cessez-le-feu ainsi que l’arrêt par Israël des opérations de démolition dans les villages et localités du sud », a dit M. Aoun devant le groupe parlementaire de la Rencontre démocratique, principalement constitué de députés affiliés au Parti socialiste progressiste (PSP), rapporte la présidence libanaise sur X. Selon une source officielle citée par l'AFP, le Liban demandera l'extension pour un mois de...
commentaires (4)

Si seulement les cessez-le-feu servaient à nous sortir de cet enfer attisé par ces mercenaires, ça se saurait. Un an d’arrêt d’hostilité n’ont pas suffi à notre état à ne serait ce que montrer une ébauche d’une volonté de reprendre les rênes pour montrer au monde sa volonté de mettre fin aux agissements de ces vendus qui ne cessent d’intimider l’état avec toute sorte de menaces pour le dissuader de lui retirer ses armes étrangères qui détruisent notre pays. Ce sera une occasion supplémentaire pour les renforcer et leur permettre de hausser le ton. Pour eux un cessez-le-feu est une victoire sur

Sissi zayyat

10 h 25, le 23 avril 2026

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Commentaires (4)

  • Si seulement les cessez-le-feu servaient à nous sortir de cet enfer attisé par ces mercenaires, ça se saurait. Un an d’arrêt d’hostilité n’ont pas suffi à notre état à ne serait ce que montrer une ébauche d’une volonté de reprendre les rênes pour montrer au monde sa volonté de mettre fin aux agissements de ces vendus qui ne cessent d’intimider l’état avec toute sorte de menaces pour le dissuader de lui retirer ses armes étrangères qui détruisent notre pays. Ce sera une occasion supplémentaire pour les renforcer et leur permettre de hausser le ton. Pour eux un cessez-le-feu est une victoire sur

    Sissi zayyat

    10 h 25, le 23 avril 2026

  • Au lieu de demander une prolongation du cessez le feu, Joseph Aoun devrait demander une seule chose: des ARMES !! Et après avoir utilisé ces armes pour imposer la souveraineté nationale comme l’exige son DEVOIR, qu’il négocie non pas une prolongation du cessez-le-feu mais un armistice définitif, avec ou sans établissement de relations diplomatiques ça c’est une autre affaire. Malheureusement Aoun n’est qu’un Joe Biden à la solde de notre deep state, combien de temps il faudra pour que les Libanais s’en rendent compte..

    MAKE LEBANON GREAT AGAIN

    08 h 06, le 23 avril 2026

  • "Une opportunité qu’il ne faut pas laisser passer, car elle pourrait ne pas se représenter". En effet! Et c'est, sans doute, pour le Liban, la dernière chance. La lucidité de ce constat rend d'autant plus inexplicable l’immobilisme du pouvoir. Aoun réclame un prolongement de la trêve, mais pour faire quoi? En une semaine, il n'a pas bougé le petit doigt! Des négociations? 1000 fois oui! Mais on ne peut s'y présenter les mains vides: il faut avoir quelque chose à offrir pour appuyer ses demandes, aussi légitimes qu'elles soient. On sait quoi, mais on s'y refuse, alors à quoi non négocier?

    Yves Prevost

    07 h 19, le 23 avril 2026

  • Nous connaissons maintenant les seuls ennemis qui menacent l’existence du Liban. Ils finiront par être vaincus et disparaîtront à jamais.

    Achkar Carlos

    03 h 33, le 23 avril 2026

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