Des milliers de voitures de déplacés regagnaient le sud du pays ce vendredi 17 avril, au premier jour de la trêve. Photo Mohammad Yassine/L’OLJ
Face à la pression extrême subie par les enfants durant les 45 jours de guerre entre le Hezbollah et Israël, l’Union pour la protection de l’enfance au Liban (UPEL) a assuré la prise en charge de 980 mineurs à travers l’ensemble de ses services, selon un rapport récemment publié.
Dans ce document retraçant ses activités pendant le conflit, l’UPEL indique être restée mobilisée « à tous les niveaux de son mandat », allant des audiences judiciaires et enquêtes préliminaires à la protection dans les abris pour déplacés, en passant par les distributions d’urgence et l’intervention massive consécutive aux frappes du 8 avril.
Le bilan humain de la guerre est lourd : plus de 2 200 personnes ont été tuées au Liban, plus de 7 500 blessées et plus d’un million déplacées. Les enfants ont particulièrement payé le prix de ce conflit, avec 170 morts et plus de 700 blessés.
L’action de l’UPEL s’est principalement concentrée au Mont-Liban, tout en s’étendant également à Beyrouth, à la Békaa et au Liban-Sud. Pendant les 45 jours de combats, ses équipes ont mené 154 distributions individuelles, incluant nourriture, vêtements, lait infantile, couches, kits d’hygiène, couvertures et aides financières - au profit de 1 688 personnes, dont 650 enfants, toujours selon le rapport
Malgré le contexte de guerre, l’UPEL, seule ONG au Liban dotée d’un mandat légal en matière de protection des mineurs, a poursuivi ses activités judiciaires. Au total, 122 enfants sont passés par le système de justice pour mineurs durant cette période. L’organisation a également suivi 85 audiences, ouvert 15 nouveaux dossiers de protection et assuré le suivi de 60 cas. Le rapport fait en outre état de vingt cas de violences sexuelles contre des enfants durant la guerre, dont cinq au sein même des abris pour déplacés.
Concernant les attaques israéliennes du 8 avril, 23 cas de protection de l’enfance ont été pris en charge par l’UPEL dans les 72 premières heures, dont huit enfants qui ont pu être réunis avec leurs familles et deux autres toujours portés disparus et font toujours l’objet d’un suivi. Le 8 avril, quelques heures seulement après l’accord de cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, Israël a mené de multiples frappes aériennes simultanées au Liban en moins de dix minutes, tuant des centaines de personnes à travers le pays, notamment à Beyrouth.


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