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Dernières Infos - cessez le feu au liban 2026

Aoun : les négociations directes avec Israël « ne signifient ni renoncement ni capitulation »


Aoun : les négociations directes avec Israël « ne signifient ni renoncement ni capitulation »

Le président libanais Joseph Aoun. Photo tirée du compte X de la présidence libanaise

Le président de la République, Joseph Aoun, a déclaré mardi que les négociations directes avec Israël « ne signifient ni renoncement ni capitulation, mais visent à résoudre les problèmes », appelant les Libanais « qui sont épuisés par les guerres » à se tenir aux côtés de leur État dans un contexte de cessez-le-feu fragile de dix jours entré en vigueur vendredi après un mois et demi de guerre entre Israël et le Hezbollah.

Ces propos ont été tenus lors d’une rencontre au palais de Baabda avec une délégation de députés et de présidents de municipalités du caza de Jezzine. Le chef de l’État a défendu le choix de la voie diplomatique, estimant que « la diplomatie est une guerre sans effusion de sang, tandis que la guerre entraîne destruction et ravages ». Il a ainsi justifié l’engagement dans des négociations entre parties en conflit, tout en soulignant la nécessité de préserver les droits du Liban, d’obtenir « la fin des agressions, un retrait israélien et le retour des prisonniers », préalable à toute perspective de paix après « des décennies de violences ». Il a ajouté que « (s)on devoir et (s)a responsabilité sont de tout mettre en œuvre pour assurer la sécurité et la paix au Liban ».

Hier, Joseph Aoun avait annoncé que les négociations bilatérales avec l'État hébreu seront menées par une délégation libanaise dirigée par l’ancien ambassadeur à Washington Simon Karam, alors que le premier contact direct entre les deux pays, au niveau des ambassadeurs à Washington, avait eu lieu la semaine dernière

Sur le plan interne, le président Aoun a insisté sur la nécessité de conjuguer les efforts entre l’armée libanaise, les forces de sécurité, les municipalités et les habitants, afin de consolider la stabilité sécuritaire et d’écarter « toute tentation d’autodéfense », qui selon lui, « comporte de nombreux risques alors même que l’État œuvre à rétablir la sécurité et à mettre fin à la guerre ».

Il a par ailleurs salué la résilience des habitants du Sud, estimant que leur maintien dans leurs villages et l’accueil des déplacés venus de localités voisines « illustrent l’unité des Libanais et leur solidarité », constituant « une source de force, de conscience et de foi en ce pays ». Le président libanais a enfin assuré que les autorités poursuivaient leurs démarches auprès des instances internationales et des organisations sociales et humanitaires afin d’augmenter les aides destinées aux populations du Sud, qu’elles soient déplacées ou hôtes.

Plus tard dans la journée, l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, a affirmé, lors d’un entretien téléphonique avec le président Aoun, son soutien aux démarches de ce dernier, notamment en vue de négociations directes avec Israël visant à « mettre fin à l’escalade militaire, à obtenir le retrait des forces israéliennes des zones qu’elles occupent dans le Sud et à permettre le déploiement de l’armée libanaise jusqu’à la frontière, ainsi que la mise en œuvre de mesures assurant l’extension de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire ».

L’émir a également renouvelé le « soutien de son pays au peuple libanais » et sa disposition à contribuer à « mettre fin à ses souffrances ». Le chef de l’État libanais a, pour sa part, remercié l’émir du Qatar pour ses positions en faveur du Liban ainsi que pour l’aide continue apportée par Doha, notamment en faveur des déplacés contraints de fuir leurs foyers et leurs villages.

Le président de la République, Joseph Aoun, a déclaré mardi que les négociations directes avec Israël « ne signifient ni renoncement ni capitulation, mais visent à résoudre les problèmes », appelant les Libanais « qui sont épuisés par les guerres » à se tenir aux côtés de leur État dans un contexte de cessez-le-feu fragile de dix jours entré en vigueur vendredi après un mois et demi de guerre entre Israël et le Hezbollah.Ces propos ont été tenus lors d’une rencontre au palais de Baabda avec une délégation de députés et de présidents de municipalités du caza de Jezzine. Le chef de l’État a défendu le choix de la voie diplomatique, estimant que « la diplomatie est une guerre sans effusion de sang, tandis que la guerre entraîne destruction et ravages ». Il a ainsi justifié l’engagement dans des...