Les silos détruits du port de Beyrouth, le 4 août 2025, cinq ans après la double explosion meurtrière. Photo Matthieu Karam/L'Orient-Le Jour
Accusés de corruption, trois employés de la direction des opérations du port de Beyrouth, A. Q., A. K. et M. B., ont été arrêtés par la Sécurité de l’État, sur instruction du parquet financier. Un communiqué publié mardi par la direction générale de la Sécurité de l’État, indique qu’une enquête menée par ce service sécuritaire a conduit à accuser ces employés d’avoir « sollicité et extorqué des pots-de-vin » à des transitaires chargés de déclarer des marchandises et d’organiser le paiement de taxes douanières. Selon le communiqué, ces transitaires ont indiqué avoir été « victimes d’extorsion et de blocage » de leurs démarches par les employés en question, dans le but de « les contraindre à payer des sommes d’argent sans droit ».
Les trois employés concernés ont avoué, de leur côté, avoir perçu de l’argent en échange de la facilitation et de l’accélération de procédures des transitaires, ainsi que dans certains cas, de les avoir exonérés du paiement des frais portuaires dus au Trésor public. Le procureur général financier, Maher Cheaïto, a engagé lundi des poursuites à leur encontre et les a déférés auprès de la Première juge d’instruction de Beyrouth, Roula Osman, indique une source judiciaire à notre journal.
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