L'ex-gouverneur de la BDL Riad Salamé. Capture d'écran tirée du website de la LBCI
L’ex-gouverneur de la Banque du Liban (BDL) Riad Salamé n’a pas comparu lundi à l’audience que lui avait fixée l’avocat général près la Cour de cassation, Ahmad Rami el-Hajj.
L’avocat de M. Salamé, Wassim Ghaoui, a présenté une excuse médicale au magistrat, qui a reporté l’interrogatoire au 4 mai. Le juge Hajj devait interroger M. Salamé dans le cadre d’une affaire d’enrichissement illicite présumé, qui avait été portée devant le parquet en janvier dernier par l’actuel gouverneur de la BDL, Karim Souhaid. Celui-ci avait alors annoncé, lors d’une conférence de presse, que son recours visait « un ancien responsable de la BDL », indiquant qu’il concernait également « un ancien banquier » dont il n’avait pas révélé l’identité.
L’ « ancien banquier » s’est avéré l’ancien PDG de Bank Audi, Samir Hanna, déjà entendu à deux reprises, et dont un nouvelle audition est prévue mercredi. Le dossier porterait sur des titres souscrits dans certaines sociétés par la BDL, et dont la garantie était constituée par des actions détenues dans Bank Audi, selon des informations recueillies auprès d’une source judiciaire.
L’enquête cherche à déterminer si ce type d’opération est conforme au Code de la monnaie et du crédit, se contente d’ajouter cette source. Interrogé par L’Orient-Le Jour, un avocat indique sous anonymat que ce Code interdit à la BDL d’investir dans des entités privées, sa mission étant d’assurer la stabilité financière et non de se livrer à des activités commerciales.

