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Dernières Infos - cessez le feu au liban 2026

En tournée dans la région de Jezzine, Raï appelle à « consolider le cessez-le-feu et bâtir une paix durable »


En tournée dans la région de Jezzine, Raï appelle à « consolider le cessez-le-feu et bâtir une paix durable »

Le patriarche maronite, Bechara Raï, à Qrayé, lors d'une tournée pastorale à Jezzine, le vendredi 17 avril 2026. Photo publiée par l'Agence nationale d'information

Le patriarche maronite Bechara Raï, s'est félicité vendredi du cessez-le-feu au Liban, entré en vigueur le jour même à minuit, le qualifiant de « début d'un nouveau chapitre » et de « nécessité urgente », depuis Qrayé, première étape d'une tournée pastorale à Jezzine, au Liban-Sud. Il a appelé à « la consolidation de la paix et à mettre fin au cycle de la violence », affirmant que « le Liban a été créé pour être un pays de paix et non un champ de guerres », selon des déclarations rapportées par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

« La guerre n’apporte que destruction, mort et inimitiés », a regretté le dignitaire religieux, selon lequel « les scènes de retour des déplacés dans leurs villages traduisent la profonde aspiration des Libanais à la stabilité et à la tranquillité ». Il a aussi exprimé l’espoir de voir « se poursuivre les efforts et les négociations internationales visant à consolider la stabilité ».

Le Liban, « une seule famille »

Dans une volonté d’apporter son soutien à la résilience dans les zones rurales, le patriarche maronite s’est ensuite rendu à Kfarfalous, où il a parrainé le lancement par L’Ordre de Malte d’un projet de soutien à un millier d’agriculteurs de Jezzine, afin de renforcer la production agricole locale et de maintenir les habitants sur leurs terres. Arrivé plus tard au monastère de Qattine des pères Antonins, troisième étape de sa tournée pastorale, le patriarche maronite a encore insisté sur « la nécessité de passer à un véritable projet de paix », et appelé à « consolider le cessez-le-feu », souhaitant à « tous les déplacés de retourner chez eux dans la paix ». Il a été rejoint, dans ce couvent qui a servi de refuge aux familles déplacées de différentes régions frontalières, chrétiennes et musulmanes, par le nonce apostolique Paolo Borgia, et a estimé que l'accueil des déplacés dans ce monastère constituait « l’image du Liban que nous voulons : une seule famille diversifiée, qui s’enrichit les unes des autres ».

Dans la ville de Jezzine où il a célébré la messe en l’église Saint-Maron, le cardinal Raï a décrit dans son homélie les « scènes émouvantes » du retour des déplacés dans leurs villages du Sud. « Cette image fait saigner le cœur car l’homme est contraint de revenir aux ruines, mais elle ouvre en même temps une porte d’espérance, car elle exprime l’attachement de l’homme à sa terre et la foi que la vie est plus forte que la destruction », a-t-il souligné.

« Le dialogue d'égal à égal »

« Les Libanais sont fatigués des guerres, des meurtres, des destructions, et de voir leurs jeunes émigrer, alors que leurs efforts de toute une vie se perdent en vain, car une seule bombe peut détruire ce qui a été construit pendant de longues années », a-t-il observé. « La véritable bravoure réside dans la capacité au dialogue et à s’asseoir à la table du dialogue d’égal à égal », a-t-il conclu, alors que le Liban et Israël lancent leurs premières négociations directes depuis 1983.

C’est par une visite au monastère de Machmouché relevant des moines maronites libanais que le patriarche Raï, accompagné du nonce apostolique, Mgr Paolo Borgia, a clôturé sa visite à Jezzine, vendredi. Béchara Raï a été accueilli par le supérieur général de l’Ordre libanais, le père Hadi Mahfouz, et par le supérieur du monastère, le père Marc Saadé.

« Les Libanais, malgré les crises successives, n’abandonnent pas leur patrie, mais se relèvent à chaque fois, comme si une main invisible les relevait. Cette force provient de la foi et de racines spirituelles profondes », a souligné Mgr Raï, priant « pour que le calvaire que traverse le pays prenne fin ».

Le 8 avril, Mgr Raï avait effectué une tournée dans plusieurs localités chrétiennes du Liban-Sud, proches de la frontière avec Israël.

Du 2 mars, date à laquelle le pays a été entraîné dans la guerre régionale, au 17 avril, jour de l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, au moins 2.200 personnes ont été tuées par Israël au Liban.

Le patriarche maronite Bechara Raï, s'est félicité vendredi du cessez-le-feu au Liban, entré en vigueur le jour même à minuit, le qualifiant de « début d'un nouveau chapitre » et de « nécessité urgente », depuis Qrayé, première étape d'une tournée pastorale à Jezzine, au Liban-Sud. Il a appelé à « la consolidation de la paix et à mettre fin au cycle de la violence », affirmant que « le Liban a été créé pour être un pays de paix et non un champ de guerres », selon des déclarations rapportées par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).« La guerre n’apporte que destruction, mort et inimitiés », a regretté le dignitaire religieux, selon lequel « les scènes de retour des déplacés dans leurs villages traduisent la profonde aspiration des Libanais à la stabilité et à...