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Dernières Infos - cessez le feu au liban 2026

Aoun évoque des « négociations cruciales », et le « rôle essentiel » de l'armée libanaise au Sud « après le retrait » israélien

« Aucune force armée autre que l’armée et les forces de sécurité ne sera présente » au Liban-Sud, après le retrait israélien, affirme le président libanais.

De gauche à droite : le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, le président américain, Donald Trump, et le président libanais, Joseph Aoun. Photos AFP

Le président libanais, Joseph Aoun, a déclaré que les négociations directes à venir avec Israël seront « délicates et cruciales », et appelé à la « responsabilité nationale » durant la phase à venir. « Les regards du monde sont tournés vers le Liban », a-t-il lancé, devant une délégation de députés de Beyrouth, rapporte la présidence libanaise sur son compte X.

M. Aoun a expliqué que le Liban cherche, à travers les négociations, à « consolider le cessez-le-feu, à assurer le retrait des forces israéliennes des territoires du Sud occupés, à obtenir la libération des prisonniers et à traiter les différends frontaliers en suspens ». « Le cessez-le-feu constitue la porte d’entrée pour aller de l’avant dans les négociations, et il s’agit d’une option qui bénéficie d’un soutien local et international », a-t-il indiqué. Sans mentionner explicitement le désarmement du Hezbollah, M. Aoun a indiqué que « l’armée libanaise jouera un rôle essentiel après le retrait des forces israéliennes, en se déployant jusqu’à la frontière internationale sud, en mettant fin aux manifestations armées et en rassurant les habitants du Sud, après leur retour dans leurs villages et localités », ajoutant « qu’aucune force armée autre que l’armée et les forces de sécurité légitimes ne sera présente. » Il s'est enfin félicité du « soutien au Liban » du président américain Donald Trump, et du « soutien arabe et international » dont bénéficierait le pays.

Le CPL réitère son appel à un « plan de sécurité national »

Le Courant patriotique libre (CPL) a déclaré pour sa part que le cessez-le-feu entre le Liban et Israël « représente une opportunité nationale cruciale qui doit être saisie avec la plus grande responsabilité, loin de toute instrumentalisation politique ». Il a appelé le gouvernement à « définir une stratégie claire réaffirmant l'autorité exclusive de l'État en matière de souveraineté, de sécurité et de décisions militaires, et à prendre des mesures immédiates pour garantir le retour digne et sûr des personnes déplacées au Liban-Sud ». « Cela empêcherait Israël d'imposer un fait accompli en vidant les terres de leurs habitants et le contraindrait à se retirer des territoires libanais occupés », souligne le parti aouniste. Le CPL a en outre estimé que « la responsabilité de défendre le Liban et de protéger ses frontières et sa souveraineté incombe exclusivement à l'État libanais, qui doit monopoliser les décisions relatives à la guerre et la paix et étendre son contrôle total sur l'ensemble du territoire national ». « Cela implique la remise des armes du Hezbollah à l'armée libanaise dans un cadre national facilitant sa mise en œuvre. Un plan de sécurité national doit ensuite être mis en place pour protéger le Liban, en échange de garanties internationales et de décisions de l'ONU empêchant toute agression israélienne », poursuit le parti.

« Quelle victoire », s'interrogent les FL

Les Forces libanaises (FL) ont, elles, critiqué avec sarcasme la volonté du Hezbollah de faire passer ce cessez-le-feu comme une « victoire ». « Ce qu’il reste du Hezbollah a-t-il totalement perdu la raison ? », a estimé le bureau de presse du parti, qui a évoqué les « quelque 2.300 Libanais tués, près de 8.000 blessés, la vingtaine de villages totalement détruits dans le Sud, les centaines de maisons rasées et les milliers d’appartements devenus inhabitables. » Il a également évoqué l'occupation par les Israéliens de territoires « sur une profondeur d'environ dix kilomètres » et les pertes économiques pour le pays.

Le président libanais, Joseph Aoun, a déclaré que les négociations directes à venir avec Israël seront « délicates et cruciales », et appelé à la « responsabilité nationale » durant la phase à venir. « Les regards du monde sont tournés vers le Liban », a-t-il lancé, devant une délégation de députés de Beyrouth, rapporte la présidence libanaise sur son compte X.M. Aoun a expliqué que le Liban cherche, à travers les négociations, à « consolider le cessez-le-feu, à assurer le retrait des forces israéliennes des territoires du Sud occupés, à obtenir la libération des prisonniers et à traiter les différends frontaliers en suspens ». « Le cessez-le-feu constitue la porte d’entrée pour aller de l’avant dans les négociations, et il s’agit d’une option qui bénéficie d’un soutien local et...