Le secrétaire d’État américain Marco Rubio (C) s’exprime lors d’une réunion avec l’ambassadrice du Liban aux États-Unis, Nada Hamadé Mouawad (2e à droite), et l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter (2e à gauche), au département d’État à Washington, le 14 avril 2026. Photo Oliver Contreras / AFP
La photo désormais emblématique de la réunion dans le bureau du secrétaire d’État américain Marco Rubio à Washington le 14 avril a figuré en bonne place, sans surprise, dans l'édition du 15 avril de tous les journaux libanais (ou presque). « Historique », « une honte », « un tabou qui se brise », une « occasion prometteuse »… les qualificatifs ne manquent pas pour décrire ces premiers pourparlers directs entre le Liban et Israël depuis 1983, alors que la guerre entre le Hezbollah et l’armée israélienne continue de faire rage au Sud, et que l’aviation israélienne pilonne régulièrement de nombreuses régions depuis le 2 mars.
Comme on aurait pu s’y attendre, les opinions sont très polarisées sur ce sujet entre les pro-Hezbollah et les médias de l’autre côté du spectre politique, avec des analyses dans certains journaux qui mettent l’accent sur les difficultés inhérentes à de telles négociations en pleine guerre.
Al-Akhbar, quotidien proche du Hezbollah, a titré : « Le pouvoir de la honte, à genoux à Washington ». La Une de cette édition était divisée en deux, avec la photo du Premier ministre Nawaf Salam à gauche et celle du président de la République Joseph Aoun à droite, les mettant clairement dans le même sac alors que le second était jusque-là plus ou moins épargné par le camp pro-Hezbollah, qui se focalise sur le locataire du Grand sérail, régulièrement traité de « sioniste » dans les manifestations de ce camp pro-iranien.
Dans ses sous-titres, le journal se base sur le fait que l'État hébreu a rejeté les principales revendications libanaises, à savoir « le cessez-le-feu et le retrait », soulignant que « la 'résistance' a annoncé mener le combat jusqu’à la libération », en phase avec les dernières déclarations du secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem. Abordant la question des négociations entamées par l’allié iranien du Hezbollah au Pakistan avec les États-Unis, le journal écrit : « L’Iran à Islamabad : la protection du Liban est une condition essentielle à l’accord, et il n’y a pas de débat possible (autour de cette question) ». De quoi suggérer, comme le revendique ce camp politique, que la séparation des volets libanais et iranien sera au détriment des intérêts du Liban.
De l’autre côté du spectre politique, le journal Nidaa al-Watan, proche des Forces libanaises, parti farouchement opposé au Hezbollah et à la guerre, titre en grand : « Un tabou… qui se brise ». Le journal qualifie les pourparlers de Washington d’ « historiques », estimant que le Liban et Israël sont entrés « dans l’ère des négociations ».
Dans sa manchette, le quotidien estime que cette mesure « a été prise d’une part en raison de l’aspiration des Libanais à la paix et à une vie normale, et d’autre part afin d'accompagner les bouleversements structurels régionaux de l’après 7 octobre », l'incursion sanglante du Hamas à Gaza en 2023 qui a lancé la guerre puis l’ouverture d'un front au Liban par le Hezbollah. « Hier (mardi), le pays a pris le parti de défendre ses propres intérêts nationaux supérieurs, se positionnant uniquement par rapport à son agenda souverainiste », écrit le journal, estimant que le pays du Cèdre est « enfin sorti de la dépendance iranienne ».
« Le Liban : une occasion pour la diplomatie américaine de réussir - Limiter les opérations israéliennes parallèlement au désarmement » du Hezbollah, titre le grand quotidien libanais an-Nahar, selon lequel « les pourparlers libano-israéliens sous le parrainage de Washington ont abouti à un accord dont la formule n’est pas celle d’un cessez-le-feu, mais qui est susceptible de lancer des négociations visant à désarmer le Hezbollah et instaurer une paix bilatérale ».
Le gouvernement « face à un défi existentiel inédit »
Le quotidien al-Joumhouria titre, lui aussi, sur la « rencontre historique entre le Liban et Israël ». Dans sa manchette, le journal, qui appartient à l’homme politique Elias Murr, estime que « le gouvernement libanais se trouve face à un défi existentiel inédit, puisque le gouvernement de Benjamin Netanyahu refuse le cessez-le-feu simultanément avec les pourparlers ».
Pour le quotidien al-Liwa', pas de doute, « les négociations rendent son sens au rôle de l’État ». Dans sa manchette, on peut lire : « En un moment rare dans l’histoire du Liban contemporain, l’un des tabous politiques les plus tenaces est tombé : celui des pourparlers directs avec Israël. Ce qui s’est passé le 14 avril 2026 n’est pas un détail, ni une mesure technique dans la gestion du conflit frontalier, mais une décision souverainiste qui égale en gravité la déclaration de guerre, et en importance la signature d’un accord de paix ».
Sur un ton plus factuel, le journal al-Charq a retenu de cette journée les propos de Marco Rubio : « La route est longue », alors que le quotidien arabe al-Charq el-Awsat rappelle « l'appui européen au processus de négociations » entre le Liban et Israël.



A)MICHAEL NEEDHAM BA ,MA, planification politique. MIKE WALTZ homme politique- d'affaires, diplomate, officier forces spéciales américaine MARCO RUBIO, BS, Homme Politique. Bourse sportive football américain, . Baptisé Mormone, devient Baptiste puis Catholique MICHEL ISSA étudie l'économie , expert -comptable , Ambassadeur. NADA HAMADE MOAWAD Ambassadrice. Maîtrise finance, licence administration des affaires, Langues anglais, arabe, français, espagnol B) YECHIEL LEITER American- israeli HISTORIAN PHILOSOPHY, PUBLIC POLICY ANALYST, RABBI and SETTLEMENT ACTIVIST. Pesez (B) contre groupe (A)
18 h 01, le 15 avril 2026