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Dernières Infos - guerre au liban 2026

Le chef du HCR annonce depuis Beyrouth avoir lancé un appel pour des aides à hauteur de 308 millions de dollars

Le défi est « considérable » au Liban, affirme Barham Saleh, qui a été reçu au Grand sérail, à Aïn el-Tiné et au ministère de l’Intérieur.

Le chef du HCR annonce depuis Beyrouth avoir lancé un appel pour des aides à hauteur de 308 millions de dollars

Le Haut-commissaire aux réfugiés de l'ONU, Barham Saleh (à droite au premier plan sur la photo), reçu par le ministre de l'Intérieur Ahmad Hajjar (à gauche) au ministère, le 15 avril 2026. Photo ANI

Le Haut-commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Barham Saleh, en tournée au Liban, a annoncé mercredi avoir lancé un appel urgent à hauteur de 308 millions de dollars pour des aides à destination du pays, qui subit les conséquences de la guerre entre le Hezbollah et Israël depuis le 2 mars.

M. Saleh a été reçu dans la journée par le Premier ministre Nawaf Salam au Grand sérail. Il était accompagné de Rema Jamous Imseis, directrice de la région MENA au Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) et de la représentante au Liban, Karolina Lindholm Billing.

Au Grand sérail, M. Saleh a exprimé sa solidarité avec le peuple et l’Etat libanais « en ces difficiles circonstances ». Il a assuré avoir constaté la destruction importante au Liban, et s’être entretenu avec des déplacés dans des centres d’accueil dans la Békaa et à Beyrouth. « La communauté internationale est appelée à soutenir le Liban », a-t-il poursuivi, précisant avoir « lancé aux Nations unies un appel urgent pour des aides de la valeur de 308 millions de dollars, tout comme il a demandé au Haut-commissariat d’assurer 61 millions de dollars ». Et d’ajouter : « Nous avons obtenu une partie de ces aides et nous sommes en train de les distribuer actuellement. A mon retour à Genève, je travaillerai à collecter davantage de fonds. »

Cette visite du nouveau Haut-commissaire, élu en décembre 2025, intervient dans un contexte de guerre entre le Hezbollah et Israël depuis le 2 mars, parallèlement à l’éclatement du conflit en Iran. Les combats qui font rage au Liban-Sud, et les bombardements israéliens sur le Liban-Sud, la banlieue sud de Beyrouth et d’autres régions, ont causé le déplacement forcé de plus d’1,2 million de personnes depuis un mois. Une nouvelle crise humanitaire majeure qui vient se greffer sur d’autres crises antérieures, comme l’effondrement économique depuis 2019 et les déplacés syriens depuis 2011, un dossier où le HCR a été très impliqué au cours des dernières années.

M. Saleh a précisé que son agence, tout comme les autres agences onusiennes, sont en train d’apporter de l’aide. « Mais le défi est considérable, et les souffrances aussi, et il y a un besoin d’aides supplémentaires, d’où le fait que je demande à la communauté internationale d’apporter un soutien plus grand au Liban et à son peuple en ces circonstances dramatiques, parce qu’ils méritent que l’on soit à leurs côtés », a-t-il martelé.

M. Saleh et sa délégation avaient été reçus auparavant par le président du Parlement, Nabih Berry, à Aïn el-Tiné.

Hajjar : Notre souci premier est le cessez-le-feu

La délégation du HCR a également été reçue par le ministre de l’Intérieur, Ahmad Hajjar. Celui-ci a déclaré à l’issue de l’entretien que « le souci premier du Liban actuellement est de parvenir à un cessez-le-feu », mettant l’accent sur « l’importance des pays amis en vue de l’aider à y parvenir », ainsi que celle du rôle des agences onusiennes à soutenir l’Etat libanais face au déplacement forcé de plus d’un million de personnes.

De son côté, M. Saleh a réitéré « sa solidarité totale avec le Liban et son peuple en ces circonstances difficiles ». Il a assuré « œuvrer à un appui international en vue de collecter les aides nécessaires ».

Le dossier des déplacés syriens a été abordé au cours de cette discussion, sous l’angle du renforcement de la coopération entre le HCR et le Liban en vue d’un retour sécurisé de ces personnes chez elles en Syrie. Ce sujet a souvent été source de tensions entre l’Etat et le HCR, le premier accusant le second de ne pas chercher à faciliter le retour de ces déplacés qui ont dépassé les 1,5 million, alors que le HCR disait privilégier leur sécurité, mise à mal par la guerre dans ce pays, déclenchée par des manifestations en 2011. Depuis le changement de régime en Syrie en décembre 2024, et le départ des dirigeants qui pouvaient constituer une menace pour ces déplacés, quelque 500 000 sont rentrés chez eux selon les chiffres du ministère des Affaires sociales, mais beaucoup d’autres restent au Liban pour de multiples raisons, notamment économiques.

Le Haut-commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Barham Saleh, en tournée au Liban, a annoncé mercredi avoir lancé un appel urgent à hauteur de 308 millions de dollars pour des aides à destination du pays, qui subit les conséquences de la guerre entre le Hezbollah et Israël depuis le 2 mars.M. Saleh a été reçu dans la journée par le Premier ministre Nawaf Salam au Grand sérail. Il était accompagné de Rema Jamous Imseis, directrice de la région MENA au Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) et de la représentante au Liban, Karolina Lindholm Billing.Au Grand sérail, M. Saleh a exprimé sa solidarité avec le peuple et l’Etat libanais « en ces difficiles circonstances ». Il a assuré avoir constaté la destruction importante au Liban, et s’être entretenu avec des déplacés dans des centres...