La centrale électrique de Zouk Mosbeh dans le Kesrouan. Photo Philippe HAGE BOUTROS/L'Orient-Le Jour
Trente et un camions-citernes irakiens transportant un million de litres de fuel sont arrivés lundi au poste-frontière de Masnaa, dans le cadre de « l’aide fournie par l’Irak au Liban », selon les informations de notre correspondante dans la région, Sarah Abdallah.
Le président de l’Association des importateurs de carburant, Maroun Chammas, a confirmé qu’il s’agit d’un « don » du gouvernement irakien au gouvernement libanais pour venir en aide aux déplacés et que le carburant livré était « très probablement du mazout ou du diesel ». Il a ajouté que les camions avaient acheminé le carburant aux installations pétrolières de Zahrani, près de Saïda, au Liban-Sud, pour être redistribuées.
Contacté par L’Orient-Le Jour, le ministère n’a pas encore été en mesure de nous fournir les détails de cette livraison.
Elle ne s’inscrit donc pas dans le cadre de l’accord de troc mis en place avec l’Irak en 2021 — et renouvelé depuis, y compris sous le mandat du ministre actuel de l’Énergie Joe Saddi — pour fournir du carburant à Électricité du Liban (EDL), à des conditions aménagées pour être soutenables pour le fournisseur public d’électricité, dont les difficultés financières et les limites techniques se sont accrues depuis le début de la crise économique et financière qui a éclaté en 2019.
Le fait que le carburant ait été transporté par voie terrestre est lié au contexte régional. Début avril, l'Irak avait démarré ses exportations de pétrole par camions-citernes via la Syrie, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient et la quasi fermeture du détroit d'Ormuz. Le ministère du Pétrole irakien avait précisé que la Syrie garantirait « le passage en toute sécurité » du pétrole et que les exportations augmenteraient « progressivement », dans le cadre d'un accord qui court jusqu'en juin.


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