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Politique - guerre au liban 2026

Bassil soutient les négociations avec Israël, mais invite le Liban officiel à jouer la « carte tactique »

« Négocier directement avec l'ennemi est une violation de la Constitution », martèle un député du Hezbollah.

Bassil soutient les négociations avec Israël, mais invite le Liban officiel à jouer la « carte tactique »

De la fumée s'élève à la suite d'une frappe aérienne au Liban, vue depuis le côté israélien de la frontière, le 11 avril 2026. Photo REUTERS/Amir Cohen

Les premières réactions politiques n'ont pas tardé au Liban, après l'annonce par les autorités libanaises et israéliennes de la tenue mardi à Washington d'une réunion entre les deux pays pour discuter de la déclaration d'un cessez-le-feu et de la date de début de négociations bilatérales sous les auspices des États-Unis.

Le chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), le député Gebran Bassil, ancien allié du Hezbollah, a fait part de son « soutien sans réserves » au principe de négociations avec Israël afin de « mettre fin à la guerre, de restaurer les droits du Liban et d’instaurer la paix ». Il a toutefois estimé que « le processus de négociation directe constitue une carte tactique qui peut être utilisée au moment opportun pour atteindre ses objectifs ». « Il ne faut ni la gaspiller ni l’utiliser de manière inappropriée sous la pression de l’agression israélienne, ni sans obtenir un cessez-le-feu, ni sur la base de concessions gratuites dans un processus de capitulation et de défaite », a-t-il souligné dans un communiqué.

M. Bassil a observé que la négociation est justifiée si elle permet d’atteindre plusieurs objectifs, dont « l’arrêt complet des agressions israéliennes maritimes, terrestres et aériennes ; le retrait total d’Israël des territoires libanais occupés dans les frontières reconnues internationalement, y compris dans le cadre de l’accord de délimitation maritime ; le retour immédiat des citoyens libanais dans leurs localités, sans conditions ».

Également parmi les objectifs à atteindre selon le chef du CPL, « le déploiement de l’armée libanaise sur l’ensemble du territoire libanais et des frontières, son armement adéquat dans le cadre d’une stratégie de défense nationale, l’application immédiate du principe du monopole des armes, et la centralisation de la décision de l’État au sein de ses institutions constitutionnelles ». M. Bassil entend aussi tenir Israël pour responsable des dommages résultant de l’agression, aboutir à la souveraineté totale de l’État libanais sur son territoire et ses ressources naturelles, et enfin consacrer le principe d’une paix durable, globale et juste avec Israël dans le cadre de l’Initiative de paix arabe de Beyrouth (2002).

« La résistance restera aussi longtemps que son peuple existera »

De son côté, le député du Hezbollah, Hassan Fadlallah, a estimé que « la décision de négocier directement avec l’ennemi israélien est une violation flagrante du pacte (national), de la Constitution et des lois libanaises, et une manipulation du destin du pays ». Ces négociations « exacerbent les divisions internes à un moment où le Liban a plus que jamais besoin de solidarité et d'unité interne pour faire face à l'agression israélienne et préserver la paix civile et la coexistence parmi ses citoyens », a-t-il ajouté.

M. Fadlallah a aussi estimé que « ce que l’ennemi n’a pas pu obtenir sur le terrain grâce à la bravoure des résistants, il ne l’obtiendra pas par des négociations avec une autorité qui ne contrôle pas sa propre décision, qui a renoncé à ses devoirs les plus élémentaires, qui est incapable de protéger son peuple et n’est pas digne de confiance pour préserver la souveraineté nationale ». « Ces décisions sont inconstitutionnelles car elles contredisent la coexistence, et sont donc vouées à l’échec », a-t-il soutenu.

M. Fadlallah a enfin observé que les autorités libanaises auraient dû mettre à profit l’opportunité internationale favorable grâce à la position ferme de l’Iran, pour arrêter l’agression contre le Liban avant le début des négociations à Islamabad, mais elles ne l'ont pas fait. « Notre peuple restera attaché à la résistance pour défendre sa terre, son existence et ses droits légitimes, ainsi que son partenariat national », a-t-il conclu, assurant que « la résistance restera aussi longtemps que son peuple existera ».

Les premières réactions politiques n'ont pas tardé au Liban, après l'annonce par les autorités libanaises et israéliennes de la tenue mardi à Washington d'une réunion entre les deux pays pour discuter de la déclaration d'un cessez-le-feu et de la date de début de négociations bilatérales sous les auspices des États-Unis.Le chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), le député Gebran Bassil, ancien allié du Hezbollah, a fait part de son « soutien sans réserves » au principe de négociations avec Israël afin de « mettre fin à la guerre, de restaurer les droits du Liban et d’instaurer la paix ». Il a toutefois estimé que « le processus de négociation directe constitue une carte tactique qui peut être utilisée au moment opportun pour atteindre ses objectifs ». « Il ne faut ni la...
commentaires (8)

Deux grands génies se sont exprimés. L’Histoire retiendra leurs déclarations qui doivent être gravées dans le marbre. Même Le Pantheon ne sera pas suffisant pour les accueillir. Sinon, les déclarations de ces deux pantins ne méritaient même pas d’être publiées, ils finiront dans les poubelles deux l’Histoire.

Ras le bol

10 h 48, le 12 avril 2026

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Commentaires (8)

  • Deux grands génies se sont exprimés. L’Histoire retiendra leurs déclarations qui doivent être gravées dans le marbre. Même Le Pantheon ne sera pas suffisant pour les accueillir. Sinon, les déclarations de ces deux pantins ne méritaient même pas d’être publiées, ils finiront dans les poubelles deux l’Histoire.

    Ras le bol

    10 h 48, le 12 avril 2026

  • Il a parfaitement raison notre napoléon local d’imposer à Israël ces quelques petites conditions préalables. On a gagné la guerre après tout, non ? Quel bon conseiller en haute statégie ce bassil, ces paroles valent de l’or. Ses succès innombrables lui donnent amplement le droit de nous guider, alors un grand merci pour ses efforts. Quant au petit fadlallah, un autre expert celui-là , mais lui en droit constitutionnel uniquement. Et dire que ces gens là ont été élus pour représenter le malheureux peuple libanais. On est vraiment tombés sur la tête.

    NG

    07 h 04, le 12 avril 2026

  • Machiavelli

    Robert Moumdjian

    05 h 46, le 12 avril 2026

  • Notre Bassil nous sort le grand écart histoire d'être de tous les combats avec tous et contre tous en même temps, en fait il est nul part ... Quand à l'autre barbu, je ne crois qu'il ne comprend même pas ce qu'est le pacte national ou bien il est à géométrie variable en fonction de ce qui arrange l'Iran ...

    Zeidan

    19 h 46, le 11 avril 2026

  • Mais de quelle capitulation parle-t’il ??? De quelle défaite ??? Le Liban etait en guerre ??? Je ne suis pas au courant !!! Ce langage guerrier est risible de la part d’un homme si loin du front que le hezb a ouvert unilatéralement !!! Revenez parmi nous cher Monsieur !!!

    In Lebanon we (still) Trust

    19 h 44, le 11 avril 2026

  • “Ces décisions sont inconstitutionnels car elles contredisent la coexistence “. Qu’en est-il, monsieur le député, de la décision unilatérale d’ouvrir un front de soutien pour Gaza, contrairement à l’avis de cette noble coexistence?

    Abi Nasr Tony

    18 h 55, le 11 avril 2026

  • Celui-là….

    Mago1

    16 h 28, le 11 avril 2026

  • Talleyran a parlé

    Zampano

    14 h 35, le 11 avril 2026

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