Le drapeau libanais au palais présidentiel à Baabda, le 1er novembre 2022. Photo d’archives Dalati et Nohra
Les ambassadeurs du Liban et d’Israël à Washington ont eu une première conversation téléphonique vendredi, le premier contact officiel entre les deux pays depuis 1983. La présidence libanaise a publié un communiqué à ce sujet.
« Sur la base de l’initiative lancée par le président de la République, le général Joseph Aoun, qui repose sur l’action diplomatique à travers l’annonce d’un cessez-le-feu et l’ouverture de négociations directes avec Israël, et à la suite des contacts internationaux et arabes menés récemment par le président Aoun face à l’escalade des attaques israéliennes contre le Liban, l’administration américaine a décidé de charger le département d’État de jouer un rôle de médiateur entre le Liban et Israël », rappelle la présidence.
« Dans ce cadre, et conformément aux directives du président Aoun à l’ambassadrice du Liban à Washington, un appel téléphonique a eu lieu à 21h, heure de Beyrouth, le premier du genre entre le Liban, représenté par son ambassadrice à Washington Nada Hamadé Mouawad, et Israël, représenté par son ambassadeur à Washington Yechiel Leiter, avec la participation de l’ambassadeur des États-Unis à Beyrouth, Michel Issa, présent à Washington », est-il ajouté.
« Au cours de cet échange, un accord a été trouvé pour la tenue d’une première réunion mardi prochain au siège du département d’État américain, afin d’examiner l’annonce d’un cessez-le-feu et la date de lancement de négociations entre le Liban et Israël, sous parrainage américain », conclut la présidence.
Dans des propos rapportés par le site Axios, l’ambassadeur israélien à Washington a pour sa part affirmé que lors des discussions d’aujourd’hui, Israël a accepté la tenue d’une réunion de suivi mardi en vue de parvenir à un accord de paix avec le Liban, mais n’a pas accepté de discuter d’un cessez-le-feu avec le Hezbollah.
Selon nos informations, l’ancien ambassadeur Simon Karam sera présent à la réunion qui suivra celle de mardi. La délégation pourrait être élargie au fur et à mesure de l’avancée des négociations, d’autant que les Américains exigent une garantie chiite quant au respect des engagements, notamment en matière de désarmement du Hezbollah.
Au lendemain d’une journée de frappes israéliennes meurtrières sur la capitale et à travers le pays, en parallèle à des déclarations provenant de Tel-Aviv et de Washington selon lesquelles le Liban ne sera pas impliqué dans le cessez-le-feu et les négociations avec Téhéran, tout le paysage a été chamboulé. Jeudi en début de soirée, Israël a accepté d’entrer dans des négociations directes avec le Liban. « À la suite des demandes répétées du Liban d’ouvrir des négociations directes avec Israël, j’ai donné instruction hier (mercredi) au cabinet d’engager des négociations directes avec le Liban dans les plus brefs délais », a affirmé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, cité par son bureau. « Les négociations porteront sur le désarmement du Hezbollah et sur l’établissement de relations de paix entre Israël et le Liban », a-t-il ajouté.




Aoun en route pour Washington où il doit rencontrer Donald Trump, annonce la présidence
Pas si sûr que le désarmement du Hezbollah soit la garantie d'une paix durable entre Israël et le Liban... N'oublions pas l'assassinat d'Ytzac Rabin... qui voulait sincèrement la paix avec la Palestine... dont il ne reste plus rien... son assassin devenu héros national... Il faudra d'abord admettre que les sionisme est une erreur, quoi, dans 100 ans?
12 h 19, le 12 avril 2026