Des habitants ayant fui la banlieue sud de Beyrouth, menacée par les derniers avertissements de bombardement israéliens, trouvent refuge sur le littoral de Ramlet el-Baïda à Beyrouth, le 9 avril 2026. Fadel Itani /AFP
Les ambassadeurs israélien et libanaise aux États-Unis tiendront une première réunion préparatoire mardi prochain à Washington. « L’OLJ » révèle les coulisses des contacts.
L'OLJ / Par Mounir RABIH, le 10 avril 2026 à 00h00
Des habitants ayant fui la banlieue sud de Beyrouth, menacée par les derniers avertissements de bombardement israéliens, trouvent refuge sur le littoral de Ramlet el-Baïda à Beyrouth, le 9 avril 2026. Fadel Itani /AFP
On peut énumérer des faits historiques, ou on peut spéculer sur l’avenir. Personne n’a de boule de crystal fiable. La crise perpétuelle à laquelle nous nous sommes soumis depuis plus de 75 ans est en train de finir en catastrophe nationale. On peut se mettre en porte-à-faux perpétuel par rapport à notre environnement, ou on peut s’adapter et prendre une approche constructive, qui préservera les vies et peut-être les biens de nos compatriotes (qu’est-ce qui est plus important?). Comme dit le dicton: “If you can’t fight them, join them”. C’est ce que les allemands ont fait. Ça leur a bien réussi
Le véritable enjeu n’est donc pas de savoir s’il faut être en conflit ou non avec Israël, mais de retrouver une souveraineté réelle. Cela passe par un principe fondamental : un seul État, une seule autorité, une seule arme légitime. Aujourd’hui, toute négociation risque d’être inefficace tant que l’État libanais n’a pas la capacité d’imposer ses propres décisions sur l’ensemble de son territoire. Sans cette autorité pleine et entière, aucun accord ne pourra réellement garantir la stabilité ni relancer durablement le pays.
Le Liban n’avait alors besoin ni de plans de reconstruction externes ni d’aides conditionnelles. Son modèle économique et sa stabilité attiraient même l’intérêt de plusieurs pays asiatiques en développement à l’époque. Ce qui a profondément bouleversé cet équilibre, ce ne sont pas des conflits directs avec Israël au départ, mais plutôt des facteurs internes et régionaux : l’installation de groupes armés palestiniensaprès les accords du Caire en 1969, puis les ingérences successives, notamment syriennes et plus tard iraniennes, qui ont transformé le Liban en terrain de confrontation indirecte.
Certains affirment aujourd’hui que Israël chercherait à faire du Liban une sorte de zone tampon ou de “police” à son service, et que toute paix éventuelle ne profiterait pas réellement au pays. Mais il est important de rappeler une réalité historique souvent ignorée : entre l’accord d’armistice de 1949 et la fin des années 1960, le Liban a connu près de vingt ans de stabilité relative avec Israël. Durant cette période, le pays était prospère, sans dette significative, avec une économie florissante et un rôle régional majeur — au point d’être surnommé “la Suisse de l’Orient”.
Les puissances internationales (sauf la France) ne demandent au Liban qu’une seule chose, qu’il recouvre sa pleine et entière souveraineté. Il n’y a que les vendus à l’Iran et leurs faire-valoir qui ne le veulent pas: Hezbollah, PSNS, Amal, Idiots utiles chrétiens,….
Les US et Israël appliqueront chez nous les méthodes éprouvées en Palestine: transformation du gouvernement (comme avec l’OLP) en une police locale israélienne. Division des régions et des populations politiques (Hamas/Gaza et OLP/Cisjordanie) pour mieux régner. Pour ceux qui rêvent d’un plan Marshall ça sera une aide au compte goutte conditionnée à une action sans fin du gouvernement en faveur d’israel. Avec à tout moment la menace du bâton en retour. En d’autre mots, une aubaine pour une classe politique décrédibilisée et sectaire.
Nous avons amplement eu le temps de négocier une paix avec Israël, depuis 1949 pour être précis. Nous avons préféré suivre et faire allégeance aux fous criminels de la région (Nasser, Arafat, Assad, Khomeini,…) au lieu de voir à notre intérêt. Il est temps que ça cesse. Et pour ceux qui craignent une reddition totale, je rappelerais que la reddition totale de l’Allemagne a résulté dans le plan Marshall, le développement des institutions Européennes (l’Allemagne est cofondateur et un des leaders), la paix, la prospérité… toutes choses éminemment désirables pour le Liban et la région. Rêvons!!!
Israel veut "négocier" par la force., avec des missiles sous la tempe. Est-cela une négociation ou appelons-le par son nom, une reddition totale, une capitulation. Beaucoup de Libanais le refuseront et passeront dans la résistance ...
Esperons que cette annonce se transforme en processus de paix entre états. C'est malheureux que Netanyahou n'ai pas saisit la main tendu de Aoun. Il faudra une aide internationale (européenne?) pour désarmer le hezb. Les Israéliens et les Libanais peuvent s'entendre avec des politiciens de progrès.. Ce sera long et ca passera par des petits pas.... l'art et la musique pourrait être un bon debut
Il ne faut pas accepter des dictats. Mais des propositions d,Etat a Etat qui facileteraient le defait des GDLR iraniens+tandem hezbiotes sont les bienvenues. Et lesquels garantiraient la securite et les frontieres entre les deux voisins.
Le Liban ne tient aucune carte pour imposer le respect de la souveraineté libanaise bafouée sans cesse. Quel genre de négociations le Liban peut-il avoir avec Israel qui impose ses conditions sous le feu des canons ? On demandera au Liban de signer un diktat israélo-américain et chaque fois que nous n'obéirons pas aux ordres de tel-aviv, nous recevrons une belle raclée. Nous serons comme l'AP de Mahmoud Abbas dans les TO, voilà à quoi ressemblera cet accord.
Pitié pas Macron Il a tellement promis et rien fait Il suffit de voir l’état de la France Pitié pas Macron
Bibi semble vouloir AIDER les libanais dans leur course vers ....... l'impossible : DESARMER LA MILICE IRANIENNE....
50 ans trop tard, mais mieux vaut tard que jamais. Ne surtout pas faire intervenir la France de Macron dans ces discussions, démettre les ministres et deputes iraniens du Hizballah, ouvrir des enquêtes pour trahison pour les mettre de cote sur le banc de la vie politique pour toujours, démettre Berri. Allez, serieux quoi! du balai! Si ces gens devait produire quelque chose d'utile, ca se serait vu en 50 ans qu'ils nous pourrissent la vie! K
Négociations sous le feu? Garanties américaines? Ce sera plutôt une capitulation totale! Quelles cartes a le gouvernement libanais tient-il pour négocier? Le Hezb ne répond même pas à ses demandes!
Il était temps, le carnage d’hier pouvant se répéter sans que l’on puisse l’arrêter. Les vendus vont sûrement rouspéter car négocier nous-mêmes à la place des barbus est une « trahison », leur vraie patrie se trouvant là-bas. La condition du voisin de désarmer la milice devrait nous plaire, puisque l’Etat a décidé la même chose. Et si certains sont contre les négociations directes, c’est demain la veille que la milice de malheur pourra ramener les réfugiés dans leurs villages détruits. On aurait pu négocier lorsque le pays n’était pas démoli et occupé, mais c’est trop tard pour pleurer.
On peut énumérer des faits historiques, ou on peut spéculer sur l’avenir. Personne n’a de boule de crystal fiable. La crise perpétuelle à laquelle nous nous sommes soumis depuis plus de 75 ans est en train de finir en catastrophe nationale. On peut se mettre en porte-à-faux perpétuel par rapport à notre environnement, ou on peut s’adapter et prendre une approche constructive, qui préservera les vies et peut-être les biens de nos compatriotes (qu’est-ce qui est plus important?). Comme dit le dicton: “If you can’t fight them, join them”. C’est ce que les allemands ont fait. Ça leur a bien réussi
21 h 07, le 11 avril 2026