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Moyen-Orient - Éclairage

Ormuz : l’option militaire de Washington toujours sur la table?

Malgré une trêve fragile, le principal goulot d'étranglement du commerce mondial de l'énergie reste fermé, et les Etats-Unis continuent de brandir la menace d'une intervention militaire.

Ormuz : l’option militaire de Washington toujours sur la table?

Cette image en couleurs naturelles, acquise par l'instrument MODIS à bord du satellite Terra de la NASA le 5 février 2025, montre le golfe d'Oman et le détroit d'Ormuz. (Photo: NASA Earth Observatory / AFP)

Ce qui avait débuté comme une confrontation régionale élargie s’est, de fait, resserré autour de quelques dizaines de kilomètres d’eau par lesquels transitent habituellement près de 20 millions de barils de pétrole par jour, ainsi qu’une part essentielle du commerce mondial. Malgré une trêve de deux semaines entre Washington et Téhéran, censée ouvrir la voie à des négociations, le détroit d’Ormuz n'a pas été pleinement rouvert et les deux camps restent en état d’alerte. En maintenant ce passage sous tension, l’Iran est en mesure d’imposer un coût non seulement aux États-Unis et à leurs partenaires du Golfe, mais aussi à l’économie mondiale, consolidant ainsi sa position à l’approche des discussions prévues cette semaine à Islamabad. Pour Washington, à l’inverse, la réouverture du détroit est devenue à la fois un impératif stratégique...
Ce qui avait débuté comme une confrontation régionale élargie s’est, de fait, resserré autour de quelques dizaines de kilomètres d’eau par lesquels transitent habituellement près de 20 millions de barils de pétrole par jour, ainsi qu’une part essentielle du commerce mondial. Malgré une trêve de deux semaines entre Washington et Téhéran, censée ouvrir la voie à des négociations, le détroit d’Ormuz n'a pas été pleinement rouvert et les deux camps restent en état d’alerte. En maintenant ce passage sous tension, l’Iran est en mesure d’imposer un coût non seulement aux États-Unis et à leurs partenaires du Golfe, mais aussi à l’économie mondiale, consolidant ainsi sa position à l’approche des discussions prévues cette semaine à Islamabad. Pour Washington, à l’inverse, la réouverture du...
commentaires (4)

L'échec d'Islamabad n'est pas une surprise. Les propositions en 10 et 15 points avaient déjà été rejetées avant même les talks — c'est la même séquence de deadlines repoussées depuis le début du conflit.L'option militaire pour rouvrir Hormuz se concrétise mais reste soumise au Quadrilemme : ni Washington ni Téhéran ne possède la carte qui aligne le narratif de victoire des deux côtés simultanément.Pour le moment, quelle que soit l'interprétation qu'en feront les États-Unis, la victoire structurelle est iranienne.Levant Policy Research · levantpolicyresearch.com

MEKAOUI Helmi

12 h 47, le 12 avril 2026

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Commentaires (4)

  • L'échec d'Islamabad n'est pas une surprise. Les propositions en 10 et 15 points avaient déjà été rejetées avant même les talks — c'est la même séquence de deadlines repoussées depuis le début du conflit.L'option militaire pour rouvrir Hormuz se concrétise mais reste soumise au Quadrilemme : ni Washington ni Téhéran ne possède la carte qui aligne le narratif de victoire des deux côtés simultanément.Pour le moment, quelle que soit l'interprétation qu'en feront les États-Unis, la victoire structurelle est iranienne.Levant Policy Research · levantpolicyresearch.com

    MEKAOUI Helmi

    12 h 47, le 12 avril 2026

  • La guerre va se finir sans vainqueur ni vaincu. Les US sont obligés d’accepter la mise en place du péage Ormuz comme compensation pour les destructions occasionnées car illégales au regard du droit international , ou ce qui en reste.

    Sam

    09 h 12, le 11 avril 2026

  • « Si les États-Unis tentaient d’éliminer militairement les menaces pesant sur la navigation, cela nécessiterait probablement des opérations le long du littoral, compte tenu des missiles et drones lancés depuis la côte » Sauf que si les États-Unis enlèvent une fois pour toutes les gants dans leur confrontation avec l’Iran (chose que jusqu’ici ils n’ont pas fait ni Israël d’ailleurs) et bien il n’y aura pas d’OPÉRATIONS le long du littoral mais CONQUÊTE du littoral DANS SON INTÉGRALITÉ et donc TOUT SIMPLEMENT plus possible pour le régime safavide de lancer missiles et drones depuis la côte…

    MAKE LEBANON GREAT AGAIN

    08 h 25, le 11 avril 2026

  • Qui peut prévoir avec quelque certitude comment se terminera le guerre ? Probablement personne, Trump est imprévisible, les barbus intransigeants, et natayenhu déchaîné. Sauf surprise, il semblerait que c’est sur le terrain que vont se régler les choses. Mais bien sûr ce n’est qu’un point de vue qui pourrait se révéler bien faux. Du moins on l’espere.

    NG

    06 h 09, le 11 avril 2026

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