Un militaire marchant près du poste frontière de Masnaa, fermé à la circulation entre le Liban et la Syrie en raison de la menace israélienne, dans l'est du Liban, le 5 avril 2026. Photo Mohammad Azakir/Reuters
Le directeur général de la Sûreté générale, le général Hassan Choucair, en visite lundi au poste frontalier de Masnaa, le plus important point de passage entre le Liban et la Syrie, a démenti les allégations israéliennes selon lesquelles ce poste est utilisé par le Hezbollah pour transférer des armes, deux jours après des menaces de frappes, qui n'ont jusqu'à présent pas été mises à exécution.
Dans un communiqué publié mardi, le général Choucair a insisté sur la nécessité de « protéger la vie des agents du poste-frontière de Masnaa, et d'en protéger les équipements ». La Sûreté générale est chargée des procédures liées aux entrées et sorties du territoire libanais et a donc des bureaux dans les bâtiments du poste. Lors de sa visite de lundi, Mohammad Choucair a rappelé que « le poste frontalier est légal et ne peut être utilisé pour la contrebande d’armes », précisant que « tous les camions et véhicules sont soumis à des procédures d'inspection minutieuses ». Il a aussi qualifié d’« allégations infondées les rumeurs circulant au sujet d'opérations de contrebande » dans des propos publiés sur X.
La visite du général Choucair à Masnaa intervient deux jours après un ordre de l’armée israélienne d'évacuer la zone avant un bombardement, publié dans la soirée de samedi et alors que l’armée israélienne n’a toujours pas mis à exécution sa menace de frapper la route traversant la frontière syro-libanaise. La presse israélienne a fait état d'une demande en ce sens par les États-Unis à Israël.
Le directeur de la SG a assuré que le gouvernement libanais était actuellement en contact avec les instances internationales, en particulier avec les Égyptiens, pour empêcher le bombardement du poste-frontière, tout comme le gouvernement syrien qui s'efforce lui aussi d'empêcher cette frappe afin de le rouvrir la circulation.

