Des navires commerciaux photographiés au large de Dubaï le 11 mars 2026. De nouvelles attaques ont frappé trois navires commerciaux dans le Golfe le 11 mars, l'un d'entre eux étant en flammes, alors que l'Iran poursuivait sa campagne contre ses voisins exportateurs de pétrole, menaçant le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz et plongeant l'économie énergétique mondiale dans la crise. Photo AFP
Un deuxième navire appartenant à un armateur turc a traversé le détroit d'Ormuz, a annoncé samedi le ministre turc des Transports, Abdulkadir Uraloglu.
« Au moment où la guerre a éclaté, il y avait quinze navires appartenant à des armateurs turcs. (...) Deux de ces quinze navires ont traversé », a déclaré le ministre lors d'une interview sur la chaîne privée turque CNN Turk.
« Cela s'explique par nos initiatives et aussi parce qu'ils utilisaient des ports iraniens, ou transportaient des marchandises en provenance ou à destination d'Iran », a ajouté M. Uraloglu, sans préciser la date du passage du second navire.
Un premier navire appartenant à un armateur turc avait traversé le détroit d'Ormuz « avec l'autorisation de l'Iran » le 13 mars.
Les noms des navires qui ont pu traverser le détroit sont Rozana et Neraki, selon une infographie frappée du logo du ministère turc des Transports et diffusée à l'antenne de CNN Turk pendant l'entretien.
Le ministre a aussi précisé que seuls neuf des navires bloqués ont demandé de traverser le détroit.
« Quatre d'entre eux n'ont pas demandé à partir. Deux d'entre eux sont des navires de production d'énergie et sont stationnés sur place. Les deux autres attendent que la situation se calme. Nous essayons de coordonner avec notre ministère des Affaires étrangères le passage des neuf navires restants », a-t-il expliqué.
Un porte-conteneur du transporteur français CMA-CGM et un méthanier japonais ont emprunté jeudi le détroit d'Ormuz pour la première fois depuis sa quasi-fermeture par l'Iran, le 1er mars, après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, selon des données de suivi maritime consultées vendredi par l'AFP.
L'Iran a quasiment fermé le détroit d'Ormuz depuis les frappes américano-israéliennes du 28 février, qui ont déclenché le conflit et provoqué une envolée des prix mondiaux du pétrole et du gaz.


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