Une fillette dans une tente, sur une air de parking du front de mer de Beyrouth qui accueille des déplacés de la guerre en cours contre Israël, le 2 avril 2026. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Les perspectives pour le Liban en cas de déplacements massifs prolongés d'une partie de la population sont « très alarmantes », s'est inquiétée jeudi la directrice générale de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), Amy Pope, dans un entretien à l'AFP.
« Je trouve ces perspectives très alarmantes, car il suffit de voir l'ampleur des destructions actuelles ainsi que les menaces de destructions », a-t-elle déclaré, interrogée sur la possibilité de déplacements massifs prolongés.
Selon les autorités libanaises, la guerre entre le Hezbollah et Israël a fait plus de 1.300 morts et plus d'un million de déplacés, fuyant les ordres d'évacuation et les bombardements de l'armée israélienne.
« Il y a des endroits dans le sud » du Liban « qui sont intégralement rasés » et « même si la guerre se termine demain, ces destructions resteront, et il faudra reconstruire », a souligné Mme Pope.
Et si la guerre se prolonge, ou qu'en cas de paix les ressources nécessaires ne sont pas dégagées pour reconstruire, « cela signifie que ces personnes resteront déplacées pour une durée indéterminée », a-t-elle ajouté.
Parmi les déplacés, quelques 136.000 personnes ont trouvé refuge dans des centres d'accueil, d'après les autorités.
Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël en représailles aux frappes israélo-américaines ayant tué le guide suprême iranien Ali Khamenei.
La crise actuelle de déplacés est « bien plus sévère » que lors de la précédente guerre qui a opposé Israël au Hezbollah à l'automne 2024, a relevé Amy Pope.
Elle a souligné que parmi les déplacés figuraient des personnes chassées de chez elles lors de la dernière guerre de 2024 et n'ayant depuis pas pu rentrer chez elles.


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