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Manifestation pro-Hezbollah à Beyrouth : soutien à la « résistance » et critique des décisions du gouvernement

Une pétition a été lancée en amont par les organisateurs, appelant à une « résistance globale face à l’agression contre le Liban ».

Manifestation pro-Hezbollah à Beyrouth : soutien à la « résistance » et critique des décisions du gouvernement

Manifestation sur la place Riad al-Solh, au centre-ville de Beyrouth, en soutien au Hezbollah, le 31 mars 2026. (Crédit : Mohammad Yassine / L’OLJ)

Des dizaines de personnes ont manifesté mardi sur la place Riad el-Solh, dans le centre de Beyrouth, en soutien au Hezbollah dans le contexte de la guerre avec Israël, et contre la décision prise par le gouvernement le 2 mars déclarant illégales les activités militaires du parti-milice.

Avant la manifestation, une pétition a été lancée par les organisateurs sous le titre : « Appel national pour une résistance globale face à l’agression contre le Liban ». Elle a recueilli 550 signatures d’universitaires, de journalistes, d’artistes et de militants.

Parmi les signataires figurent des professeurs de l’Université américaine de Beyrouth (AUB) et de la Lebanese American University (LAU), ainsi que des personnalités liées au Hezbollah.

L’un des organisateurs, Qassem Gharib, professeur d’ingénierie à l’AUB, a déclaré à L’Orient Today que l’appel à manifester, ainsi que la possibilité de signer la pétition, étaient exclusivement réservés aux universitaires, journalistes, artistes et militants.

Un mélange d’universitaires, d’étudiants, de journalistes ainsi que de déplacés a pris part à la manifestation.

Minute de silence

Au cours du rassemblement, l’universitaire Hisham Safieddine a condamné ceux qui s’opposent à la « Résistance » dans le contexte actuel. Il a conclu son intervention par une minute de silence en hommage à l’une des signataires, la journaliste de la chaîne al-Mayadeen Fatima Ftouni, tuée dans une attaque israélienne samedi.

Jad Melki, professeur de médias à la Lebanese American University (LAU), a souligné l’importance des médias, du reportage et du discours dans ce contexte, ainsi que la nécessité de lutter contre « la propagande, le mensonge et la désinformation ».

« Si l’Iran est vaincu, nous serons tous emportés », a déclaré un autre intervenant, George Atallah, qui a salué l’Iran, le Yémen et la Palestine, ajoutant : « Nous soutenons notre Résistance et la victoire sera à nous ».

Le rappeur Jaafar Touffar, qui avait été arrêté au début de la guerre à cause d’une vidéo critiquant le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam, a prononcé une brève allocution, suivie d’un rap dénonçant la réponse du gouvernement, saluant la « Résistance » et condamnant la normalisation avec Israël.

La guerre entre le Hezbollah et Israël a repris le 2 mars, deux jours après que les États-Unis et Israël ont lancé une guerre contre l’Iran, rompant un cessez-le-feu fragile qui tenait depuis quinze mois. Quelques heures après que le Hezbollah a tiré des roquettes en direction d’Israël, provoquant une riposte israélienne sévère, le Conseil des ministres a interdit toute « action militaire et sécuritaire » du groupe pro-iranien.

En août 2025, le Conseil des ministres avait adopté une décision imposant l’application d’un plan de monopole des armes présenté par l’armée libanaise. L’armée avait annoncé l’achèvement de la première phase de ce plan et commencé à présenter la deuxième phase au gouvernement avant l’éclatement de la guerre.

La guerre israélienne au Liban a jusqu’à présent fait au moins 1 268 morts et déplacé un million de personnes.

Reportage réalisé avec la contribution de notre journaliste Tasnim Chaaban.



Des dizaines de personnes ont manifesté mardi sur la place Riad el-Solh, dans le centre de Beyrouth, en soutien au Hezbollah dans le contexte de la guerre avec Israël, et contre la décision prise par le gouvernement le 2 mars déclarant illégales les activités militaires du parti-milice.Avant la manifestation, une pétition a été lancée par les organisateurs sous le titre : « Appel national pour une résistance globale face à l’agression contre le Liban ». Elle a recueilli 550 signatures d’universitaires, de journalistes, d’artistes et de militants.Parmi les signataires figurent des professeurs de l’Université américaine de Beyrouth (AUB) et de la Lebanese American University (LAU), ainsi que des personnalités liées au Hezbollah.L’un des organisateurs, Qassem Gharib, professeur d’ingénierie à l’AUB, a...