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Lifestyle - nos petites guerres

Grégoire, d'origine arménienne : « Je serai le dernier homme à quitter le Liban », la chronique de Sabyl Ghoussoub

Histoires vraies du quotidien en temps de guerre, cette rubrique raconte les difficultés, les échappatoires et les petites choses qui continuent d’exister au Liban.

Grégoire, d'origine arménienne : « Je serai le dernier homme à quitter le Liban », la chronique de Sabyl Ghoussoub

Illustration Charles Berberian et Michèle Standjofski issue de la bande dessinée « Et toi, comment ça va ? »

La famille de Grégoire vient d’Arménie, d’une région devenue avec le temps une partie du territoire turc. Grégoire l’appelle « l’Arménie occupée ». Son grand-père avait réussi à fuir en 1918 le génocide perpétré contre les Arméniens. Après de multiples péripéties, il est arrivé en bateau à Tyr où il s’est installé. Grégoire, lui, est né et a grandi à Achrafieh qu’il chérit et ne quittera pour rien au monde. « Je serai le dernier homme à quitter le Liban », répète-t-il souvent à son entourage.Malgré les difficultés, les crises, les guerres, Grégoire a encore de l’espoir dans ce pays. Il est le directeur d’une école située à Bourj Hammoud, un quartier d’à peine deux kilomètres carrés, où Beyrouth bat à l’heure arménienne. On compte plus de cent mille Arméniens au Liban dont une grande partie vivent entre eux dans ce coin de la ville. Ici,...
La famille de Grégoire vient d’Arménie, d’une région devenue avec le temps une partie du territoire turc. Grégoire l’appelle « l’Arménie occupée ». Son grand-père avait réussi à fuir en 1918 le génocide perpétré contre les Arméniens. Après de multiples péripéties, il est arrivé en bateau à Tyr où il s’est installé. Grégoire, lui, est né et a grandi à Achrafieh qu’il chérit et ne quittera pour rien au monde. « Je serai le dernier homme à quitter le Liban », répète-t-il souvent à son entourage.Malgré les difficultés, les crises, les guerres, Grégoire a encore de l’espoir dans ce pays. Il est le directeur d’une école située à Bourj Hammoud, un quartier d’à peine deux kilomètres carrés, où Beyrouth bat à l’heure arménienne. On compte plus de cent mille Arméniens au Liban dont...
commentaires (2)

Les arméniens libanais ont été des immigrés exemplaires. Si par moment ils donnent l'impression d'etre attachés à leurs origines, cela n'influe en aucune manière sur leur loyauté au Liban. Ils ont été aux cotés des libanais, ont souffert et ont été heureux comme eux, ont respecté les lois et les institutions du pays. L'établissement d'une Arménie indépendante ne les a pas détourné du Liban. Merci à eux.

Moi

09 h 42, le 01 avril 2026

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Commentaires (2)

  • Les arméniens libanais ont été des immigrés exemplaires. Si par moment ils donnent l'impression d'etre attachés à leurs origines, cela n'influe en aucune manière sur leur loyauté au Liban. Ils ont été aux cotés des libanais, ont souffert et ont été heureux comme eux, ont respecté les lois et les institutions du pays. L'établissement d'une Arménie indépendante ne les a pas détourné du Liban. Merci à eux.

    Moi

    09 h 42, le 01 avril 2026

  • oui,Gregoire...mais ou est l armenie et le Liban Chrétiens auj??

    Marie Claude

    07 h 52, le 01 avril 2026

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