Des traînées de fusées sont visibles dans le ciel au-dessus de la ville côtière israélienne de Netanya, lors d'une nouvelle salve de tirs de missiles iraniens le 27 mars 2026. Photo JACK GUEZ/AFP
Un média iranien a fait état mardi d'informations « initiales » sur des frappes ayant touché des « sites militaires » dans le centre de l'Iran, en ajoutant que l'ampleur des dégâts et le nombre éventuel de victimes n'étaient pas connus. « Les informations initiales indiquent que des sites militaires à Ispahan ont été visés », a déclaré Akbar Salehi, un responsable de la sécurité au sein du bureau du gouverneur de la province, cité par l'agence de presse Fars.
La province d'Ispahan est un centre névralgique de l'industrie militaire et de défense iranienne, et abrite d'importantes installations nucléaires, dont le complexe de Natanz, pris pour cible par des frappe américano-israélienne depuis le début de la guerre le 28 février. Ces sites nucléaires avaient déjà été ciblés au cours de la guerre de douze jours avec Israël en juin 2025, durant laquelle les Etats-Unis avaient aussi mené des bombardements.
La province abrite également plusieurs bases militaires importantes, dont la base aérienne de Badr, la 8e base aérienne de Shekari et la 4e base aérienne. Les frappes menées durant le conflit ont également touché des infrastructures civiles et historiques, notamment l'Université de technologie d'Ispahan. Plusieurs sites inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco ont également été endommagés sur l'emblématique place Naqsh-e Jahan de la ville Ispahan, notamment la mosquée Jameh et le palais Ali Qapou.
Mardi, Hassan Fartousi, secrétaire général de la Commission nationale iranienne pour l'UNESCO, a qualifié d' « énorme » le pourcentage de dégâts dans la province lors d'une conférence de presse. Des installations industrielles ont également été touchées, dont une usine du groupe sidérurgique Mobarakeh.


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