Le campus de l'AUB à Beyrouth. Photo tirée du site de l'université
Plusieurs établissements d’enseignement américains au Liban, dont l’Université américaine de Beyrouth (AUB) et la Lebanese American University (LAU), ont annoncé dimanche le passage à l’enseignement en ligne pour les deux prochains jours, évoquant des « mesures de précaution » après les menaces iraniennes de cibler des universités US au Proche-Orient.
« Nous avons appris l’existence de menaces proférées à l’encontre d’universités américaines dans la région (...) Pour le moment, nous n'avons pas de preuves de menaces directes contre notre université, ses campus ou son centre médical », situés au cœur de Beyrouth, dans le quartier de Hamra, a annoncé le président de l'AUB Fadlo Khuri, dans un communiqué. « Mais par surcroît de prudence, nous fonctionnerons entièrement en ligne lundi et mardi ». Il a également appelé « toutes les parties, sans exception, à épargner ces institutions dans la conduite de leurs conflits ». Fondée en 1866, cette université a été le creuset des élites du monde arabe.
Le centre médical de la LAU fonctionnera normalement
La Lebanese American University (LAU) a annoncé elle aussi un passage complet à l’enseignement en ligne pour les deux prochains jours, précisant que seul le personnel essentiel sera présent sur les campus, tandis que ses centres médicaux continueront de fonctionner normalement.
Dans le même contexte, l’American Community School (ACS) de Beyrouth a indiqué que toutes les classes du lundi se tiendront en ligne, invoquant « l’incertitude entourant la situation sécuritaire » et la nécessité de garantir la sécurité des élèves, des familles et du personnel. Pour sa part, l’International College (IC) a annoncé que l’enseignement dans l'établissement de Ras Beyrouth se poursuivra en ligne pour le reste de la semaine « par mesure de précaution », tandis que celui de Aïn Aar maintiendra les cours en présentiel. L’établissement a souligné que « la sécurité et le bien-être de tous les membres de la communauté scolaire restent la priorité absolue ».
Les menaces des gardiens de la révolution
Ces décisions interviennent alors que les gardiens de la révolution, l'armée idéologique de l'Iran, ont menacé de cibler les universités américaines au Moyen-Orient, après avoir dénoncé la destruction de deux universités en Iran par des frappes américano-israéliennes. « Si le gouvernement américain veut que ses universités dans la région ne subissent pas de représailles (...), il doit condamner le bombardement des universités dans un communiqué officiel avant lundi 30 mars à midi », ont-ils déclaré dans un communiqué. Les gardiens ont notamment conseillé « aux employés, professeurs et étudiants des universités américaines de la région de s'éloigner d'un kilomètre » des campus pouvant être visés.
Le Moyen-Orient est plongé depuis le 28 février dans une guerre déclenchée par des frappes conjointes des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, auxquelles Téhéran a riposté par des tirs de missiles et de drones visant Israël et plusieurs pays de la région. Le Liban a été entraîné dans la guerre régionale par une attaque du Hezbollah pro-iranien contre Israël, qui mène depuis le 2 mars des frappes massives ayant fait plus de 1 100 morts et un million de déplacés.



On attend une réponse à toutes ces menaces de la part notre très grand stratège président. Il est où et que fait il?
19 h 55, le 31 mars 2026