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Dernières Infos - Guerre

Devant l'ONU, les pays du Golfe appellent l'Iran à cesser ses frappes


Des passant dans un centre commercial à Doha, le 23 mars 2026. Photo AFP

Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a condamné mercredi dans une résolution les « attaques odieuses » de l'Iran contre des pays du Golfe et demandé des « réparations complètes » pour toutes les victimes de ces frappes.

Le Conseil et ses 47 pays membres ont adopté cette résolution présentée par les six pays du Conseil de coopération du Golfe et par la Jordanie, qui demande à l'Iran de « cesser immédiatement et sans condition toutes les attaques non provoquées ». Elle demande aussi que Téhéran « fournisse des réparations complètes, effectives et rapides à toutes les victimes des dommages et préjudices causés par ses attaques ».

Le texte a été adopté à l'unanimité, même si certains pays, tout en soutenant le texte, ont critiqué son étendue et le fait que la résolution ne mentionne pas Israël ou les États-Unis. Le conflit a éclaté le 28 février lorsque les États-Unis et Israël ont lancé leurs attaques contre l'Iran, Téhéran ripostant en frappant des cibles en Israël et dans les pays du Golfe.

Contre des civils

Devant le Conseil des droits de l'homme, le représentant de Bahreïn a déclaré que son pays avait subi 26 jours d' « agression non provoquée et injustifiée », tandis que la Jordanie a insisté: « ces attaques doivent cesser ». Le représentant du Koweït a évoqué les attaques contre les infrastructures civiles, notamment celle perpétrée plus tôt mercredi contre son aéroport international, affirmant que « cela constitue une forme de terrorisme dirigé contre des civils ».

Oman, qui avait joué un rôle de médiateur à Genève dans les négociations entre Américains et Iraniens deux jours avant le début de la guerre, a réaffirmé son engagement en faveur du dialogue et de la diplomatie. L'ambassadeur Idris Abdul Rahman Al Khanjari a souligné que Oman rejetait « également la guerre menée par les États-Unis et Israël contre la République islamique d'Iran », qualifiant celle-ci de « guerre illégale ».

L'ambassadeur saoudien Abdulmohsen Binkhothaila a lui estimé que « s'en prendre au médiateur trahit tous les efforts déployés en faveur de la paix ». « L'Iran ne peut nier sa responsabilité », a-t-il insisté. De son côté, l'ambassadeur des Émirats arabes unis, Jamal Al Musharakh, a assuré que son pays n'avait « jamais autorisé l'utilisation de (son) espace aérien pour des attaques contre l'Iran ».

Le projet de résolution a suscité la vive opposition de Téhéran, l'ambassadeur iranien Ali Bahreini estimant qu'Israël « entraînait le monde entier vers le chaos et le péril ». Il a également affirmé que les bases aériennes du Golfe servaient de « points de ravitaillement pour les avions de chasse qui larguent quotidiennement leurs bombes sur le peuple iranien ».

« Catastrophe absolue »

« La responsabilité de ces attaques incombe non seulement à ceux qui les ont perpétrées, mais aussi à ceux qui les ont facilitées, soutenues et encouragées », a-t-il ajouté, exhortant finalement ses interlocuteurs à s' »unir contre les plans maléfiques de notre ennemi commun, Israël ».

De son côté, la représentation israélienne à Genève a estimé dans un communiqué que « l'agression iranienne dans toute la région souligne la menace que représente l'Iran pour la stabilité régionale et la sécurité internationale », accusant les Nations unies d'avoir laissé s'envenimer la situation au Moyen-Orient en ne s'attaquant pas à ses « sources ».

A l'ouverture des débats, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a déclaré que les auteurs des frappes menées autour des sites nucléaires iraniens et israéliens « flirtaient avec une catastrophe absolue ». « La situation est extrêmement dangereuse et imprévisible, et a semé le chaos dans toute la région », a ajouté M. Türk.

Réuni en session annuelle, le Conseil des droits de l'homme s'apprête à tenir un deuxième débat d'urgence vendredi, consacré à une frappe meurtrière contre une école iranienne. Le débat, demandé par l'Iran, la Chine et Cuba, fait explicitement référence au raid aérien mené contre une école de Minab, dans le sud du pays, le 28 février, qui a fait au moins 165 morts selon Téhéran.



Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a condamné mercredi dans une résolution les « attaques odieuses » de l'Iran contre des pays du Golfe et demandé des « réparations complètes » pour toutes les victimes de ces frappes.Le Conseil et ses 47 pays membres ont adopté cette résolution présentée par les six pays du Conseil de coopération du Golfe et par la Jordanie, qui demande à l'Iran de « cesser immédiatement et sans condition toutes les attaques non provoquées ». Elle demande aussi que Téhéran « fournisse des réparations complètes, effectives et rapides à toutes les victimes des dommages et préjudices causés par ses attaques ». Le texte a été adopté à l'unanimité, même si certains pays, tout en soutenant le texte, ont critiqué son étendue et le fait que la résolution ne...