Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu donne une conférence de presse à Jérusalem le 19 mars 2026. Photo AFP/Ronen Zvulun
Benjamin Netanyahu a déclaré lundi qu'Israël continuait ses frappes en Iran et au Liban, en restant déterminé à protéger ses « intérêts vitaux en toute circonstance ».
Le Premier ministre israélien a tenu ces propos après avoir discuté avec le président américain Donald Trump, qui avait évoqué plus tôt dans la journée de « très bonnes négociations » avec des responsables iraniens en vue d'une possible solution diplomatique pour mettre fin à la guerre déclenchée par l'attaque américano-israélienne du 28 février contre l'Iran.
« Aujourd'hui, j'ai parlé avec notre ami, le président Trump », a déclaré le Premier ministre israélien dans un court message vidéo distribué par son bureau.
M. Trump « estime qu'il y a une chance de tirer parti des formidables succès [militaires israéliens et américains] afin de réaliser les objectifs de la guerre dans le cadre d'un accord qui préservera nos intérêts vitaux », a-t-il poursuivi.
« Parallèlement, nous continuons à frapper à la fois en Iran et au Liban », a encore dit M. Netanyahu, ajoutant: « Nous sommes en train de broyer jusqu'au bout le programme de missiles et le programme nucléaire [iraniens] et nous continuons à porter de rudes coups au [mouvement islamiste] Hezbollah » (allié de l'Iran) au Liban.
« Il y a quelques jours à peine, nous avons éliminé deux autres scientifiques nucléaires [iraniens], et ce n'est pas fini. Nous protégerons nos intérêts vitaux en toute circonstance », a-t-il dit sans plus de détails.
Ces déclarations interviennent peu après l'annonce par le président américain que les Etats-Unis et l'Iran avaient trouvé des « points d'accord majeurs » lors de négociations menées, selon Donald Trump, avec un « haut dirigeant » qui n'est pas le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei.
Ce brusque retour de Donald Trump à la voie diplomatique, alors qu'il n'avait pas fait état récemment de négociations, intervient alors qu'il avait donné samedi à l'Iran un ultimatum de 48 heures pour rouvrir le détroit d'Ormuz, faute de quoi les Etats-Unis frapperaient les infrastructures énergétiques iraniennes.
Un responsable israélien a déclaré au site d'information Axios lundi que les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner s'étaient entretenus avec le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.
Mais l'intéressé a annoncé lui-même lundi qu'il n'y avait « pas de négociations » avec Washington.
« De fausses informations sont utilisées pour manipuler les marchés financiers et pétroliers et sortir du bourbier dans lequel les Etats-Unis et Israël sont enlisés », a déclaré M. Ghalibaf.

