Un « bouclier bleu » installé devant le site archéologique de l'hippodrome de Tyr, au Liban-Sud, le 23 mars 2026. Photo Matthieu Karam/L'Orient-Le Jour
Les frappes répétées de l’aviation israélienne contre les différents ponts enjambant le fleuve Litani sont en passe de complètement couper les régions frontalières du Liban-Sud du reste du pays.
Alors que le pont de Qasmiyé, sur l’autoroute entre Saïda et Tyr, a été détruit après avoir été ciblé à trois reprises par l'aviation israélienne depuis dimanche, l’inquiétude grandit dans la grande ville du Liban-Sud, dont la population a été appelée à quitter les lieux à de multiples reprises par Israël.
« Cette frappe coupe Tyr du reste du Liban. Au niveau des réserves alimentaires, nous avons de quoi tenir deux mois, peut-être trois. Après ça, je ne sais pas… », confie ce lundi un habitant à une équipe de L’Orient-Le Jour présente à Tyr. « C’est une sorte de génocide. Nous n’avons même pas de lait infantile », dénonce un autre, en marge d’une cérémonie organisée par le ministère de la Culture pour l’installation d’un « bouclier bleu » (appelé Blue Shield, en anglais) devant l’hippodrome de Tyr.
À l’heure où de nombreux sites archéologiques du Liban sont menacés par les bombardements israéliens, le gouvernement libanais a apposé ces insignes sur plus d’une trentaine de sites historiques à travers le pays, avait annoncé le ministre de la Culture, Ghassan Salamé, le 15 mars à l’Agence nationale d’Information. Cette mesure vise à garantir le respect de la Convention de La Haye de 1954, qui assure la protection internationale des biens culturels en période de conflit armé.


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