Des pompiers devant un bâtiment de Abbassiyé, près de Tyr, détruit par un bombardement israélien, le 18 mars 2026. Photo Kawnat HAJU / AFP
Deux jours après l'ordre d'évacuation concernant Tyr et de sa périphérie, la ville reste jeudi soumise à un feu soutenu des Israéliens : au cours des dernières heures, un quartier de l'est de la ville ainsi que plusieurs de ses banlieues ont été la cible de plusieurs frappes, qui ont fait au moins deux morts.
Selon les informations de notre correspondant dans le Sud, Mountasser Abdallah, l'aviation israélienne a bombardé à trois reprises le quartier dit « des logements populaires », dans l'est de Tyr. Le premier missile n'a pas explosé, tandis que les autres frappes ont visé des bâtiments spécifiques, faisait des blessés. Trois frappes ont ensuite ciblé Hoch, au sud-est de la ville, dont deux ont touché le quartier Mortada, tandis qu'une autre a visé Bourj el-Chemali, à l'est. Un autre raid qui a visé Bazouriyé, dans la même région, a tué la mère et blessé le père d’un responsable au sein de la Défense civile des scouts de la Mission islamique (affiliée au mouvement Amal), Nidal Jaffal. Ce dernier se rendait sur les lieux de la frappe dans une opération de secours lorsqu'il s'est rendu compte que la maison visée était celle de ses parents, selon une vidéo ayant circulé sur les réseaux sociaux.
Mardi soir, l'armée israélienne avait appelé à évacuer Tyr et toute sa périphérie, à plusieurs kilomètres à la ronde, dans un périmètre qui incluait également les camps de réfugiés des alentours.
Par ailleurs, deux frappes ont visé Rihane et ses hauteurs (Jezzine). Une autre attaque a visé Deir Takla près de Ansariyé au sud de Saïda, faisant des blessés. Des tirs d’artillerie ont été rapportés à Wadi Slouki et à la périphérie de Ghandouriyé, Bint Jbeil (Bint Jbeil), Debbine (Marjeyoun) ainsi que près d'Arnoun (Nabatiyé).
Dans la Békaa, un bombardement a visé Machghara.


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