Un quartier déserté de Tyr, au Liban-Sud, le 18 mars 2026. Photo REUTERS/Amr Abdallah Dalsh
Un message circulant massivement depuis mercredi sur des groupes WhatsApp, selon lequel des informations de médias israéliens prétendaient des frappes à venir sur des commerces et restaurants présumément liés au Hezbollah au Liban, n'a pas de fondement et cette information n'a pas été retrouvée sur les sites d'informations de l'Etat hébreu.
Selon ce message, la chaîne 15 israélienne, soit celle liée au média i24news, aurait fait état d'attaques imminentes sur des « commerces liés au Hezbollah » au Liban. Une liste était ajoutée à cette information, contenant notamment le supermarché Rammal, la chaîne de cafés Stories, le rôtisseur « Farouj Abdallah » ou encore la chaîne de supermarchés Tawfeer. Ces commerces sont régulièrement mentionnés dans des campagnes de boycott de marques liées au parti chiite ou à son allié, le mouvement Amal, sans que ces liens ne soient directement avérés.
Une recherche sur le site et les réseaux sociaux de la chaîne 15 et d'i24News n'ont pas permis de retrouver cette information, qui n'a été reprise sur aucun des médias israéliens consultés depuis hier soir.
Cette information a circulé après des frappes mercredi en journée sur au moins cinq stations-service de la compagnie al-Amana. L'armée israélienne avait affirmé que ces installations constituent un « actif économique important » pour le Hezbollah. Selon notre correspondant dans le Sud, les stations visées étaient situées à Srifa, Bourj el-Chemali, Haouch et Deir Kanoun el-Nahr, dans le caza de Tyr, ainsi qu’à Beit Yahoun, dans le caza de Bint Jbeil.

