L'un des halls de l'Aéroport international de Beyrouth. Photo Mohammad Yassine/L'OLJ
La compagnie aérienne Royal Jordanian a annoncé, dans un second message envoyé aux compagnies et aux agences de voyage libanaises en deux jours, qu’elle repoussait au 21 mars la reprise de ses vols réguliers entre Amman et Beyrouth, qu'elle avait initialement programmée le 19. Le tableau d'affichage des vols du site de l'aéroport international de Beyrouth confirme que les vols prévus avant le 21 sont annulés.
Depuis la reprise de la guerre entre le Hezbollah et Israël, dans le sillage de celle déclenchée par Israël contre l'Iran avec le soutien de Washington, la compagnie jordanienne n’avait pas annoncé de suspension prolongée de ses vols, mais procédait à des annulations au jour le jour. Ce changement de dernière minute n'est pas surprenant, affirme Jean Abhboud, le président de l'Association des agences de voyage et de tourisme au Liban (ATTAL), qui évoque un marché très hésitant où les vols peuvent être annulés à la dernière minute en raison du contexte sécuritaire.
Si Royal Jordanian ne revient pas sur sa décision, elle deviendra la première compagnie étrangère à annoncer formellement la reprise de ses liaisons avec Beyrouth depuis le début du conflit, où seule la Middle East Airline opère régulièrement des vols. D’abord partiellement fermé dès les premiers jours du conflit, fin février, l’espace aérien jordanien est presque totalement rouvert depuis deux semaines environ.

