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Dernières Infos - guerre au liban 2026

Négociations directes avec Israël : Nous espérons ouvrir une brèche, dit Aoun


Négociations directes avec Israël : Nous espérons ouvrir une brèche, dit Aoun

Le président de la République Joseph Aoun à la sortie du Conseil des ministres du 16 février 2026, au palais de Baabda. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

Devant une délégation qui lui rendait visite au palais de Baabda lundi, le président de la République Joseph Aoun a affirmé que « personne ne s’attendait à une nouvelle guerre des autres sur notre terre », en référence au front ouvert par le Hezbollah contre Israël depuis le 2 mars, dans la foulée de la guerre israélo-américaine contre l'Iran. « Nous espérons ouvrir une brèche par l’initiative que nous avons lancée en vue de mettre fin aux pertes quotidiennes subies par tous les Libanais », a-t-il ajouté, au sujet de sa proposition de « négociations directes avec Israël ».

Le Hezbollah a ouvert unilatéralement un front de soutien avec l’Iran le 2 mars dernier, après les premières attaques israéliennes et américaines sur ce pays qui ont commencé le 28 février, tuant le guide suprême iranien Ali Khamenei. Le 2 mars en matinée, le gouvernement libanais a pris la décision d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, ce qui n’empêche pas le parti chiite de poursuivre ses combats contre l’armée israélienne au sud du Litani, un territoire que l’armée libanaise était supposé avoir démilitarisé. En réponse à ce nouvel embrasement sur le territoire libanais qui a déjà fait près de 900 tués en deux semaines, plus de 2000 blessés et plus de 800 000 déplacés internes, le président Aoun a proposé des « négociations directes avec Israël », sans toutefois avoir reçu de retours positifs ni de ce pays ni des Etats-Unis jusqu'à présent.

Le président a souligné que « l’Etat est le seul garant de la protection de tous », affirmant « rester attaché au choix de restitution de l’autorité de l’Etat sur tout le territoire libanais, quels que soient les obstacles ». Le gouvernement libanais a pris la décision de monopole des armes aux mains de l’Etat depuis août 2025, impliquant notamment le désarmement du Hezbollah, mais peine à l’appliquer sur le terrain.


Raggi dénonce les tirs du Hezbollah sur la Finul

De son côté, le ministre des Affaires étrangères Joe Raggi a dénoncé, dans un commentaire sur son compte X, « les tirs ayant ciblé la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) ». La Finul avait affirmé dimanche avoir essuyé « à trois reprises distinctes » des tirs provenant « vraisemblablement de groupes armés non-officiels », en allusion probable au Hezbollah.

Dans son message, M. Raggi a rappelé « que le Conseil des ministres a pris la décision d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, les considérant comme illégales, tout en lui enjoignant de rendre ses armes à l’Etat libanais ».

Devant une délégation qui lui rendait visite au palais de Baabda lundi, le président de la République Joseph Aoun a affirmé que « personne ne s’attendait à une nouvelle guerre des autres sur notre terre », en référence au front ouvert par le Hezbollah contre Israël depuis le 2 mars, dans la foulée de la guerre israélo-américaine contre l'Iran. « Nous espérons ouvrir une brèche par l’initiative que nous avons lancée en vue de mettre fin aux pertes quotidiennes subies par tous les Libanais », a-t-il ajouté, au sujet de sa proposition de « négociations directes avec Israël ».Le Hezbollah a ouvert unilatéralement un front de soutien avec l’Iran le 2 mars dernier, après les premières attaques israéliennes et américaines sur ce pays qui ont commencé le 28 février, tuant le guide suprême iranien Ali...