Mahmoud Qomati, vice-président du conseil politique du Hezbollah, le 16 novembre 2025. Photo NNA
Le vice-président du Conseil politique du Hezbollah, Mahmoud Comati, a affirmé dans un entretien sur la chaîne al-Jadeed, que ce que le parti-milice « a fait », en rejoignant la guerre régionale aux côtés de l'Iran, avec des tirs de roquettes le 2 mars à l'aube, était « plus important que le prix » payé actuellement par la formation. Il a affirmé que ces tirs avaient été menés « à la demande des habitants » des villages du Liban-Sud, dont des centaines de milliers sont actuellement déplacés par les combats et alors que les bombardements ont déjà fait 850 morts.
« Ce que nous avons fait répondait à une demande des gens. Chaque jour, la population nous disait : « Assez d’humiliation. » Les gens nous demandaient : « Qu’attendez-vous ? L’État ? L’État ne fera rien pour vous. » Et pourtant nous leur répondions : « Patience, nous nous tenons derrière l’État. » Mais ce slogan est devenu une moquerie », a-t-il déclaré. « Il est absolument inacceptable que le Liban reste violé et occupé et que nos prisonniers restent détenus dans les prisons » israéliennes, a-t-il encore déclaré, en reprenant les objectifs établis par le Hezbollah depuis le cessez-le-feu de novembre 2024, à savoir le retrait des Israéliens des positions occupées dans le Sud, les frappes qui se sont poursuivies sur le territoire malgré la trêve, et la libération des dizaines de prisonniers libanais détenus en Israël.
M. Comati a également ajouté que la formation chiite « avait fait preuve de retenue pendant les quinze mois ayant suivi » l’accord de cessez-le-feu. « Nous l’avons dit à plusieurs reprises, et le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, l’a lui-même affirmé : l’une des raisons qui nous ont poussés à faire preuve de patience durant les quinze mois qui ont suivi l’accord de cessez-le-feu était la situation des gens. C’est aussi l’une des raisons qui nous ont conduits à accepter cet accord, même s’il était fragile et faible », a-t-il poursuivi.
« À un moment donné, lorsque le cessez-le-feu est intervenu, nous détenions l'initiative militaire, et c’est l’ennemi sioniste qui s’est empressé de demander l’arrêt des combats », a-t-il encore affirmé. « Militairement, nous étions dans une très bonne position. Mais la situation des gens et leur souffrance nous ont conduits à accepter le cessez-le-feu, car il y avait une garantie officielle libanaise reposant sur une garantie américaine concernant le retrait et la libération (des territoires libanais) .»
Frappe américaine en Iran ce week-end ? « Absolument », dit Barrack, « je n’en sais rien », répond Trump