Des militants pour les droits de l’enfant de l’association « Mouv’ Enfants » mettent en scène une fausse scène de crime devant le ministère français des Affaires étrangères à Paris pour dénoncer ce qu’ils qualifient de défaillances de l’État dans l’affaire impliquant le diplomate Fabrice Aidan, le 20 février 2026. Photo Sarah Meyssonnier/Reuters
Le groupe énergétique Engie a indiqué lundi à l'AFP avoir mis fin aux fonctions du diplomate français Fabrice Aidan, cité à plusieurs reprises dans les dossiers Epstein.
Le groupe, qui avait dans un premier temps suspendu le diplomate, « a décidé de mettre fin aux fonctions de Fabrice Aidan, la suspension évoquée précédemment étant caduque », a indiqué Engie dans une déclaration à l'AFP.
Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait dit en février avoir lancé une enquête administrative et saisi la justice française pour lui « signaler les faits présumés » mettant en cause un diplomate, Fabrice Aidan, cité dans les dossiers Epstein rendus publics par l'administration américaine. La mention du nom d'une personne dans le dossier Epstein ne suppose aucun acte répréhensible a priori de cette personne. Mais les millions de documents rendus publics par la justice américaine montrent à tout le moins des liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein ou son entourage.
Fabrice Aidan, « secrétaire des Affaires étrangères principal en disponibilité pour convenances personnelles » selon Jean-Noël Barrot, exerçait dernièrement des activités au sein du groupe énergétique Engie. Ce dernier avait annoncé en février l'avoir suspendu. Selon les documents consultés par l'AFP, il apparaît plus de 200 fois dans des échanges avec Jeffrey Epstein, dont les premiers remontent à 2010, alors qu'il travaillait aux Nations unies, détaché par la France. Selon le site d'information indépendant Mediapart et Radio France, Fabrice Aidan a fait bénéficier Jeffrey Epstein « d'informations diplomatiques, de services ou de ses réseaux à l'international ».


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