Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Nations Unies

Réunion à huis-clos mardi sur la résolution 1701, en pleine guerre ouverte entre le Hezbollah et Israël


Réunion à huis-clos mardi sur la résolution 1701, en pleine guerre ouverte entre le Hezbollah et Israël

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres lors d'une conférence de presse à Beyrouth, le 14 mars 2026. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

Deux jours après sa visite au Liban, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres met une nouvelle fois en garde contre la fragilité de la situation le long de la frontière libano-israélienne, dans son dernier rapport sur l'application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité. Celui-ci doit être présenté à huis-clos mardi 17 mars dans un contexte régional bouleversé. Dans ce texte, publié alors que la guerre déclenchée le 28 février au Moyen-Orient a bouleversé toute la région, que l'escalade au Liban a déjà fait plus de 800 morts et que l'armée israélienne s'apprête à lancer une invasion d'envergure dans le Sud, le chef de l'ONU appelle à relancer d’urgence les mécanismes diplomatiques prévus notamment dans le texte de 2006.

Le rapport en lui-même que présentera mardi le secrétaire général couvre une période allant du 21 octobre 2025 au 20 février 2026, soit huit jours avant les frappes israélo-américaines sur l'Iran qui ont déclenché la guerre au Moyen-Orient, et dix jours avant l'offensive israélienne contre le Liban. Dans les conclusions de ce document, Antonio Guterres exprime une inquiétude particulièrement vive face aux conséquences de l’escalade. Selon lui, cette évolution a gravement compromis la cessation des hostilités conclue en novembre 2024 et « placé une nouvelle fois le peuple libanais dans la ligne de mire du conflit ». Une situation qui pourrait avoir « des conséquences potentiellement catastrophiques pour les communautés des deux côtés de la Ligne bleue ».

Face à ce risque, le secrétaire général insiste sur la nécessité de préserver les « avancées » qui avaient été réalisées ces derniers mois, notamment les décisions du gouvernement concernant le désarmement du Hezbollah, et de relancer les mécanismes diplomatiques prévus par la résolution 1701. Le document adresse en outre des messages clairs aux deux camps en conflit : le Hezbollah doit respecter la décision du gouvernement libanais du 2 mars qui a rend illégales ses activités militaires. Dans le même temps, Israël doit respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale du Liban.

Dans son rapport, le secrétaire général salue des « progrès accomplis dans la mise en œuvre du plan visant à établir un contrôle exclusif de l’État sur les armes au sud du Litani », progrès qui semblent toutefois remis à zéro sur le terrain depuis l'entrée du Hezbollah dans la guerre, le 2 mars. Le parti chiite tire en effet des roquettes et missiles depuis le sud du Litani, où l’armée s'est retirée de nombreuses positions, notamment le long de la frontière, et des affrontements opposent quotidiennement dans ce secteur les combattants du Hezbollah à l'armée israélienne.

Le rapport rappelle enfin que la liberté de mouvement de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) demeure essentielle à la pleine application de la résolution 1701. Le secrétaire général avait, rappelle-t-on, condamné les incidents visant les Casques bleus, notamment l’attaque du 6 mars qui a fait trois blessés parmi le personnel de la mission. Une position de la Finul à Meis el-Jabal a également été pilonnée par Israël vendredi dernier.

Deux jours après sa visite au Liban, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres met une nouvelle fois en garde contre la fragilité de la situation le long de la frontière libano-israélienne, dans son dernier rapport sur l'application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité. Celui-ci doit être présenté à huis-clos mardi 17 mars dans un contexte régional bouleversé. Dans ce texte, publié alors que la guerre déclenchée le 28 février au Moyen-Orient a bouleversé toute la région, que l'escalade au Liban a déjà fait plus de 800 morts et que l'armée israélienne s'apprête à lancer une invasion d'envergure dans le Sud, le chef de l'ONU appelle à relancer d’urgence les mécanismes diplomatiques prévus notamment dans le texte de 2006.Le rapport en lui-même que présentera mardi le...