Le Conseil des ministres réuni au Sérail le 12 mars 2026. Photo tirée du compte X de la présidence du Conseil
C'est le troisième Conseil des ministres depuis le début de la guerre. Réuni jeudi au Sérail, le gouvernement de Nawaf Salam a pris une série de décisions pour tenter de contenir autant que possible l'escalade au Liban, notamment après l'attaque massive du Hezbollah contre Israël mercredi soir. Les ministres ont notamment réitéré la volonté du Liban de prendre ses distances avec les gardiens de la révolution, le chef de la diplomatie, Joe Raggi, ayant convoqué jeudi le chargé d'affaires iranien à la demande du gouvernement.
S'exprimant à l'issue de la réunion, le ministre de l'Information, Paul Morcos, a affirmé que, dans la foulée de la décision du Conseil des ministres la semaine dernière d'interdire toute activité des pasdaran, « le Premier ministre a évoqué le communiqué des gardiens de la révolution iraniens publié mercredi soir par l'agence iranienne Tasnim et faisant état d'une opération menée avec le Hezbollah ». Et d'ajouter : « Le Premier ministre a demandé au ministre des Affaires étrangères de convoquer les responsables concernés à l’ambassade d’Iran, conformément aux dispositions de la Convention de Vienne ». Mercredi soir, le Hezbollah et l'Iran ont cosigné un vaste tir de missiles vers Israël depuis le Liban et l'Iran.
« Les officiers nationaux »
Le 2 mars, le gouvernement a considéré que toutes les activités militaires du Hezbollah sont illégales, appelant la troupe à appliquer le plan relatif au monopole des armes dans les plus brefs délais et en recourant à « tous les moyens possibles ». Toutefois, le commandant de l'armée, Rodolphe Haykal, bloque tout recours à la force, arguant que cela pourrait provoquer un bain de sang et entraîner l'effondrement de l'armée, qui compte de nombreuses recrues chiites. Dans ce cadre, le Conseil des ministres a évoqué le communiqué publié jeudi par « les officiers nationaux » dans les colonnes du quotidien pro-Hezbollah Al-Akhbar, dans lequel il est question de désertions au sein de l'armée en cas de recours à la force contre la milice. M. Salam a dit douter de l’authenticité du texte qui, selon lui, « porte atteinte à l’unité de l’armée et à la paix civile ». « C’est une question relevant de la justice et non des médias », a-t-il ajouté, affirmant que le gouvernement est « pour la liberté d’expression tout en étant contre les tentatives de causer une discorde confessionnelle ». L’OLJ a appris que le ministre de la Justice, Adel Nassar, entendrait étudier le dossier de ce communiqué pour décider des mesures à prendre si besoin. Le ministre de la Défense, Michel Menassa, a également été chargé d'étudier cette question.
Selon les informations de L’OLJ, le dossier des négociations directes avec Israël proposées par le président de la République, Joseph Aoun, n’a pas été abordé en Conseil des ministres. « Une question aussi sensible devrait être discutée en présence du président », indique une source ministérielle.
Toujours au sujet de la guerre, le Premier ministre a dénoncé les incitations au meurtre et d'autres formes de mobilisation contre les déplacés fuyant les frappes israéliennes. « Lors de la séance, les débats ont principalement porté sur les efforts déployés pour répondre à la crise née de l’exode massif de Libanais des régions visées par les frappes », a indiqué M. Morcos. Il a rappelé, dans ce cadre, que 36 centres d’hébergement sont disposés à accueillir de nouveaux déplacés à Beyrouth, au même titre que la Cité sportive. Ces centres abritent 26 438 personnes, tandis que le nombre total de déplacés enregistrés dépasse 822 000, selon M. Morcos.



L'effet domino de la guerre au Moyen-Orient sur les baleines au large de l'Afrique du Sud
Il ne faut plus avoir peur, l’Iran a tout fait pour faire de nous tous des sacs de sable, et pas seulement d’une seule communauté égarée. Les barbus nous disaient bien que grâce aux traîtres locaux, ils contrôlaient notre pays et son parlement. Ils voulaient même discuter à notre place avec la France. Rien que ça ! C’est un coup de pied qu’il mérite l’Iranien menteur et pas seulement une lettre. La seule langue qu’ils savent lire ces criminels c’est des bombes sur leur tête. A leur tour d’être des sacs de sable.
08 h 00, le 14 mars 2026