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Moyen-Orient - frappes contre l'iran

Il y a peu de chance que le régime iranien tombe à court terme, selon des sources proches du renseignement US

Les sources contactées soulignent que la situation sur le terrain reste mouvante et que la dynamique interne en Iran pourrait encore évoluer.

Il y a peu de chance que le régime iranien tombe à court terme, selon des sources proches du renseignement US

Une femme tenant un portrait du nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, et de son père et prédécesseur, Ali Khamenei, lors d'une cérémonie funéraire à Téhéran, le 11 mars 2026. Photo Majid Asgaripour/WANA (West Asia News Agency) via REUTERS

Pour les services de renseignement américains, le pouvoir en Iran reste largement intact et n’est pas menacé d’un effondrement à court terme, malgré près de deux semaines de bombardements incessants menés par les États-Unis et Israël, selon trois sources proches du dossier contactées par Reuters.

Une « multitude » de rapports de renseignement fournissent une « analyse cohérente selon laquelle le régime n’est pas en danger » de s’effondrer et « conserve le contrôle de la population iranienne », a indiqué l’une des sources, toutes ayant requis l’anonymat pour évoquer les conclusions du renseignement américain. La dernière évaluation en date a été achevée ces derniers jours, selon elle.

Alors que la pression politique augmente en raison de la flambée des prix du pétrole, le président Donald Trump a suggéré qu’il mettrait « bientôt » fin à la plus grande opération militaire américaine depuis l'invasion de l'Irak. Mais trouver une issue acceptable à la guerre pourrait s’avérer difficile si les dirigeants iraniens les plus radicaux restent solidement installés au pouvoir. Les évaluations du renseignement soulignent la cohésion du leadership clérical iranien malgré la mort du guide suprême Ali Khamenei, tué le 28 février, le premier jour des frappes américaines et israéliennes sur Téhéran et l'Iran.

Des responsables israéliens ont également reconnu, lors de discussions à huis clos, qu’il n’existe aucune certitude que la guerre conduise à l’effondrement du gouvernement clérical, a affirmé un haut responsable israélien. Les sources ont toutefois souligné que la situation sur le terrain reste mouvante et que la dynamique interne en Iran pourrait encore évoluer. Le Bureau du directeur du renseignement national et la la CIA ont refusé de commenter. La Maison-Blanche n’a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire.

Objectifs et évolution

Depuis le lancement de leur guerre, les États-Unis et Israël ont frappé un large éventail de cibles en Iran, notamment des systèmes de défense aérienne, des sites nucléaires et des membres de la haute direction. L’administration Trump a donné différentes justifications à cette guerre. En annonçant le début de l’opération américaine, M. Trump avait appelé les Iraniens à « reprendre le contrôle de leur gouvernement », mais ses principaux conseillers ont depuis nié que l’objectif soit de renverser la direction iranienne.

Outre Ali Khamenei, les frappes ont tué des dizaines de hauts responsables et certains des commandants les plus gradés du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI). Malgré cela, les rapports du renseignement américain indiquent que les gardiens de la révolution et les dirigeants intérimaires ayant pris le pouvoir après la mort de Khamenei conservent le contrôle du pays. C'est dans ce contexte que l'Assemblée des experts, un groupe de hauts dignitaires chiites, a nommé le successeur d'Ali Khamenei, son fils Mojtaba Khamenei.

Israël n’a toutefois aucune intention de permettre aux restes de l’ancien gouvernement de rester en place, a indiqué une quatrième source proche du dossier. On ne sait pas clairement comment la campagne militaire actuelle américano-israélienne pourrait renverser le gouvernement. Selon cette source, cela nécessiterait probablement une offensive terrestre permettant aux Iraniens de manifester en toute sécurité dans les rues. L’administration Trump n’a pas exclu l’envoi de troupes américaines en Iran.

Les Kurdes manquent de moyens

Une des options évoquées depuis la semaine dernière serait une attaque des forces de sécurité iraniennes dans l'ouest du pays, par les milices kurdes iraniennes basées dans l’Irak voisin. Ces dernières ont dernièrement consulté les États-Unis pour savoir comment et s’il fallait mener de telles attaques, qui pourraient exercer une pression sur les services de sécurité iraniens dans cette région et permettre aux Iraniens de se soulever contre le gouvernement. Selon Abdullah Mohtadi, chef du parti Komala au Kurdistan iranien, qui fait partie d’une coalition de six partis kurdes iraniens, ces partis sont très organisés à l’intérieur de l’Iran et que « des dizaines de milliers de jeunes sont prêts à prendre les armes » contre le gouvernement s’ils reçoivent le soutien des États-Unis. M. Mohtadi affirme avoir reçu des informations provenant du Kurdistan iranien selon lesquelles des unités CGRI et d’autres forces de sécurité ont abandonné certaines bases et casernes par crainte de frappes américaines et israéliennes. « Nous avons observé des signes tangibles de faiblesse dans les zones kurdes », a-t-il déclaré.

Toutefois, des rapports récents du renseignement américain ont mis en doute la capacité des groupes kurdes iraniens à soutenir le combat contre les forces de sécurité iraniennes, selon deux sources proches de ces évaluations. Le renseignement indique que ces groupes manquent d’armement et d’effectifs. Selon une autre source proche du dossier, les groupes kurdes iraniens ont récemment demandé à des responsables à Washington et à des parlementaires américains de leur fournir des armes et des véhicules blindés. Mais Donald Trump a déclaré samedi qu’il avait exclu l’idée que ces groupes kurdes iraniens entrent en Iran.

Pour les services de renseignement américains, le pouvoir en Iran reste largement intact et n’est pas menacé d’un effondrement à court terme, malgré près de deux semaines de bombardements incessants menés par les États-Unis et Israël, selon trois sources proches du dossier contactées par Reuters.Une « multitude » de rapports de renseignement fournissent une « analyse cohérente selon laquelle le régime n’est pas en danger » de s’effondrer et « conserve le contrôle de la population iranienne », a indiqué l’une des sources, toutes ayant requis l’anonymat pour évoquer les conclusions du renseignement américain. La dernière évaluation en date a été achevée ces derniers jours, selon elle.Alors que la pression politique augmente en raison de la flambée des prix du pétrole, le président Donald Trump a...
commentaires (1)

Les Kurdes manquent de moyens. Les iraniens sont sans armes et sans leader. Tout comme au Liban, l'armée ( même s'il y a une mauvaise foi de la part de HAYKAL ), elle manque aussi de moyens ( fusées, blindés, avions, munitions et autres armes modernes ) et...Les américains demandent à ces peuples de nettoyer leurs pays respectifs.Rappel:BACHIR avait dit, les pays du monde entier nous ont laissés tomber et ne répondaient plus à nos SOS: Nous avons dû nous tourner vers Israel pour nous défendre.Que devrait faire l'armée libanaise aujourd'hui? si personne ne l'aide pour désarmer le HEZBALLAH ?

LE FRANCOPHONE

12 h 13, le 12 mars 2026

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Commentaires (1)

  • Les Kurdes manquent de moyens. Les iraniens sont sans armes et sans leader. Tout comme au Liban, l'armée ( même s'il y a une mauvaise foi de la part de HAYKAL ), elle manque aussi de moyens ( fusées, blindés, avions, munitions et autres armes modernes ) et...Les américains demandent à ces peuples de nettoyer leurs pays respectifs.Rappel:BACHIR avait dit, les pays du monde entier nous ont laissés tomber et ne répondaient plus à nos SOS: Nous avons dû nous tourner vers Israel pour nous défendre.Que devrait faire l'armée libanaise aujourd'hui? si personne ne l'aide pour désarmer le HEZBALLAH ?

    LE FRANCOPHONE

    12 h 13, le 12 mars 2026

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