Le président français Emmanuel Macron préside une visioconférence des dirigeants du G7 pour discuter des répercussions de la guerre en Iran, au palais de l’Élysée à Paris, en France, le 11 mars 2026. REUTERS / Gonzalo Fuentes
Le président français Emmanuel Macron a appelé mercredi soir Israël à « clairement renoncer à une offensive terrestre au Liban » et le Hezbollah à « immédiatement mettre fin à ses attaques », après s'être entretenu avec son homologue libanais Joseph Aoun.
« Le Hezbollah a commis une faute majeure en forçant le Liban à l’affrontement avec Israël. Il doit immédiatement mettre fin à ses attaques. De son côté, Israël doit clairement renoncer à une offensive terrestre au Liban », a-t-il affirmé dans une publication sur le réseau social X. Israël poursuit ses attaques visant le Hezbollah au Liban, entraîné le 2 mars dans la guerre au Moyen-Orient lorsque le mouvement pro-iranien a lancé une attaque sur Israël.
Le président français Emmanuel Macron a dit avoir eu une longue conversation avec les présidents du Liban et de la Syrie, se disant « heureux que la France contribue et participe aux échanges d’égal à égal, dans un esprit de partenariat tout à fait nouveau ». Il a salué le « courage et l’honneur » du président libanais Joseph Aoun, qui, avec le gouvernement de Nawaf Salam et les forces armées libanaises, « fait face aux menaces contre le Liban, sa sécurité et son unité ». Le président syrien Ahmad el-Chareh soutient, selon M. Macron, « les efforts des autorités libanaises pour restaurer le contrôle plein et entier de l’État sur leur territoire. Son soutien à la souveraineté libanaise marque une rupture nette avec le passé ». « C’est le gage de relations saines et constructives entre le Liban et la Syrie », a-t-il ajouté.
Les forces d'Ahmad el-Chareh, dont le groupe Hay'at Tahrir al-Cham (HTC) qu'il dirigeait et a depuis dissous, ont renversé en décembre 2024 l'ancien dirigeant syrien Bachar el-Assad, que le Hezbollah soutenait militairement.
Les présidents libanais et syrien ont convenu mardi de mieux « contrôler » leur frontière commune, au lendemain d'un incident, a annoncé Beyrouth. Damas avait dénoncé dans la nuit précédente des tirs d'artillerie du Hezbollah vers son territoire, en pleine guerre entre Israël et le mouvement chiite libanais soutenu par l'Iran.
De son côté, le président syrien a affirmé « le plein soutien de la Syrie à la stabilité et à la sécurité du Liban », selon l'agence Sana. Ce dernier a également indiqué soutenir les « efforts du gouvernement libanais visant à rétablir la souveraineté, renforcer la sécurité et désarmer la milice du Hezbollah ». Il a également souligné lors de cet échange l’importance d’ouvrir « une nouvelle page » dans les relations syro-libanaises, fondée sur « la coopération et la coordination entre les deux pays au service des intérêts des deux peuples frères ».
Les trois dirigeants ont « évalué l’escalade en cours et ont convenu de maintenir le contact pour suivre l’évolution de la situation », s'est contentée de rapporter la présidence libanaise.
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