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Société - guerre au liban 2026

Saïda, la « porte du Liban-Sud » devenue ville de transit

À la fois cité-refuge pour des dizaines de milliers d’habitants du Sud, et ville ciblée par la foudre israélienne, Saïda est une station d’arrivée, de départ et de passage.

Saïda, la « porte du Liban-Sud » devenue ville de transit

Mariam sur la corniche de Saïda, au Liban-Sud, le 4 mars 2026. Photo Téa Ziadé/L'Orient-Le Jour

Lundi 2 mars 2026. La guerre est une longue attente. On attend qu’elle arrive, puis on attend qu’elle passe. Il arrive aussi qu’elle ait un goût de bitume. Des pots d’échappement, une enfilade de voitures en route pour nulle part : à l’entrée de Saïda, des milliers d’automobilistes sont bloqués depuis l’aube. Les moteurs tournent au ralenti. Certains sont en surchauffe. D’autres n’ont pas résisté au trajet. Un pneu crevé, un réservoir à sec. Pour ceux-là, le chemin s’arrête là.Ali Ghaddar, lui, poursuit sa route. Il lui faudra quinze heures pour rejoindre l’hôtel d’Ehden, dans le Nord, où une chambre l’attend. L’homme a quitté son domicile de Ghaziyé, à quelques kilomètres au sud de Saïda, dans la nuit de dimanche à lundi. Sur la route, le folklore local côtoie la psychose ambiante. Des familles s’entassent par dizaines à l’arrière de...
Lundi 2 mars 2026. La guerre est une longue attente. On attend qu’elle arrive, puis on attend qu’elle passe. Il arrive aussi qu’elle ait un goût de bitume. Des pots d’échappement, une enfilade de voitures en route pour nulle part : à l’entrée de Saïda, des milliers d’automobilistes sont bloqués depuis l’aube. Les moteurs tournent au ralenti. Certains sont en surchauffe. D’autres n’ont pas résisté au trajet. Un pneu crevé, un réservoir à sec. Pour ceux-là, le chemin s’arrête là.Ali Ghaddar, lui, poursuit sa route. Il lui faudra quinze heures pour rejoindre l’hôtel d’Ehden, dans le Nord, où une chambre l’attend. L’homme a quitté son domicile de Ghaziyé, à quelques kilomètres au sud de Saïda, dans la nuit de dimanche à lundi. Sur la route, le folklore local côtoie la psychose ambiante. Des...
commentaires (1)

Ici au Québec d'où j'écris ces quelques mots, la devise dit: "Je me souviens". Pour ma part je dis: "Je me souviendrais" des crimes que font subir à ce peuple les "enragés de dieu" de part et d'autre de la frontière.

Alain Raymond

14 h 11, le 09 mars 2026

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  • Ici au Québec d'où j'écris ces quelques mots, la devise dit: "Je me souviens". Pour ma part je dis: "Je me souviendrais" des crimes que font subir à ce peuple les "enragés de dieu" de part et d'autre de la frontière.

    Alain Raymond

    14 h 11, le 09 mars 2026

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