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Le PMI libanais était en hausse juste avant que la guerre n’éclate

« Malgré la montée de l’inflation, les coûts de l'emploi pour les entreprises sont restés quasiment stables, si bien que les salaires réels ont reculé par rapport à l’inflation », selon les analystes.

Le PMI libanais était en hausse juste avant que la guerre n’éclate

Des camions netrant au port de Beyrouth. Photo d'archives L'Orient-Le Jour

Avec 51,2 points, l’indice des directeurs d’achats ou PMI, qui mesure par des sondages le moral de 400 entreprises au Liban, était reparti à la hausse et flottait encore au‑dessus de son point de bascule avant que les États‑Unis et Israël ne lancent leur guerre contre l’Iran et que le Hezbollah ne donne un prétexte à l’État hébreu pour oublier le cessez-le-feu de novembre 2024.

Voilà, sans doute, le principal enseignement qu’il faudra retenir de la dernière actualisation de cet indice, publiée chaque début de mois par la société Blominvest, et dont les enseignements semblent désormais bien secondaires face à la dégradation catastrophique de la situation sécuritaire.

Sans être très élevé, le PMI (Purchasing Managers' Index en anglais) a donc pris plus d’un point par rapport aux 50,1 points atteints en janvier. Cela signifie notamment que les ajustements de la fiscalité adoptés dans le budget de 2026, ou les taxes supplémentaires ajoutées par le gouvernement pour financer des ajustements de rémunérations et de pensions aux fonctionnaires, n’ont pas encore affecté la consommation.

« En février, le gouvernement a annoncé des hausses des taxes sur l’essence et de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Les taxes sur l’essence, applicables immédiatement, ont accentué les pressions inflationnistes. Il semble que les augmentations de TVA proposées, et qui doivent encore être votées, aient poussé les consommateurs à acheter par anticipation avant la hausse des prix, stimulant ainsi les nouvelles commandes et la production pour répondre à la demande », a analysé l’économiste principale du département de recherche de Blominvest, Mira Saïd.

« Malgré la montée de l’inflation, les coûts de l'emploi pour les entreprises sont restés quasiment stables, si bien que les salaires réels ont reculé par rapport à l’inflation », ajoute-t-elle. Mira Saïd signale aussi que « si l’indice des perspectives à 12 mois est resté en contraction, il a atteint son plus haut niveau sur six mois (soit 42,9 points, Ndlr) », alors que les tensions entre l’Iran et les États‑Unis avaient atteint un pic.


« Les incertitudes économiques et politiques continuent de peser sur les attentes, même si les tensions croissantes entre les États‑Unis et l’Iran semblent avoir ravivé l’espoir d’une percée dans la crise libanaise », a conclu Mme Saïd.

Dans le détail, le sous-indice mesurant la production est passé de 50 à 51,8 points entre janvier et février, celui des nouvelles commandes de 51,1 à 51,7 et l'indice des nouvelles commandes à l’exportation a reculé de façon marginale de 49,8 a 49,6 points.

Un PMI en dessous de 50 points reflète une contraction de l’activité et, inversement, un PMI supérieur à 50 points traduit une expansion. Plus la valeur du PMI augmente ou diminue d’un mois sur l’autre, plus la croissance ou la contraction qu’il reflète est forte. En février, le PMI a atteint une valeur supérieure à 50 points pour le 7e mois consécutif.

Avec 51,2 points, l’indice des directeurs d’achats ou PMI, qui mesure par des sondages le moral de 400 entreprises au Liban, était reparti à la hausse et flottait encore au‑dessus de son point de bascule avant que les États‑Unis et Israël ne lancent leur guerre contre l’Iran et que le Hezbollah ne donne un prétexte à l’État hébreu pour oublier le cessez-le-feu de novembre 2024.Voilà, sans doute, le principal enseignement qu’il faudra retenir de la dernière actualisation de cet indice, publiée chaque début de mois par la société Blominvest, et dont les enseignements semblent désormais bien secondaires face à la dégradation catastrophique de la situation sécuritaire.Sans être très élevé, le PMI (Purchasing Managers' Index en anglais) a donc pris plus d’un point par rapport aux 50,1 points atteints...