Des journalistes se rassemblent devant le poste-frontière de Razi-Kapikoy avec l'Iran, dans l'attente de l'arrivée de ressortissants iraniens en Turquie, dans la province de Van, dans l'est de la Turquie, le 1er mars 2026. Photo Ali IHSAN OZTURK / AFP
La Turquie a suspendu le passage de frontière à la journée avec l'Iran, a annoncé lundi le ministre turc du Commerce, au troisième jour des frappes engagées depuis samedi par Israël et les Etats-Unis contre la République islamique.
« Les passages des voyageurs à la journée aux trois postes-frontières sont mutuellement suspendus », a affirmé le ministre du Commerce, Omer Bolat, sur X, ajoutant toutefois que la situation était normale sur place. « L'Iran autorise ses citoyens à entrer sur son territoire via la Turquie. La Turquie autorise également ses citoyens et les ressortissants de pays tiers à entrer sur son territoire en provenance d'Iran », a-t-il déclaré, sans préciser si ces passages autorisés sont pour un long séjour.
Malgré les frappes, le président Recep Tayyip Erdogan a affirmé samedi que la Turquie n'avait rencontré aucun problème « en matière de sécurité frontalière ». Avant les frappes, Ankara craignait qu'un nouveau conflit ne déstabilise toute la région et n'entraîne un afflux de réfugiés.
Le ministre turc de l'Intérieur, Mustafa Ciftci, s'est entretenu samedi avec ses homologues azerbaïdjanais et irakien afin de discuter du « renforcement de la coopération » avec ces deux pays qui partagent une frontière avec l'Iran.
La Turquie accueille actuellement plus de 74.000 Iraniens titulaires d'un permis de séjour et près de 5.000 réfugiés iraniens.


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