Des Iraniens scandant des slogans défilent, le 1er mars 2026 à Téhéran, en hommage au guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, tué lors de frappes conjointes américaines et israéliennes la veille dans la capitale iranienne. Photo AFP
Outre le guide suprême iranien, Ali Khamenei, tué lors d'une série de frappes israélo-américaines massives samedi dans le cadre d'une vaste opération militaire lancée par les États-Unis et Israël contre la République islamique aux premières heures de cette journée, plusieurs autres hauts responsables et commandants militaires iraniens ont été éliminés. Ces attaques ont déclenché des représailles iraniennes contre Israël et les pays du Golfe hébergeant des bases militaires américaines. Dimanche, le président américain Donald Trump a déclaré à Fox News que 48 responsables iraniens avaient été tués depuis le début de l'offensive.

L’Orient Today dresse la liste des principaux hauts dirigeants iraniens assassinés jusqu’à présent dans l’offensive américano-israélienne :
Ali Chamkhani, conseiller du guide suprême
Récemment nommé secrétaire du Conseil de la Défense iranien, Ali Chamkhani supervisait les négociations entre les États-Unis et l’Iran concernant le programme nucléaire iranien, qui étaient toujours en cours avant l’éclatement de la guerre aux premières heures de samedi. Il avait également été grièvement blessé lors d’une frappe israélienne pendant la guerre des 12 jours entre l’Iran et Israël en juin 2025. Ali Chamkhani a dirigé pendant une décennie le Conseil suprême de la sécurité nationale jusqu’en 2023 et a été ministre de la Défense de 1997 à 2005.
Amir Nasirzadeh, ministre de la Défense
Amir Nasirzadeh a gravi les échelons au sein de la Force aérienne de l’armée iranienne jusqu’à atteindre le grade de général de brigade en 2012. Il a également été chef d’état-major de la Force aérienne de l’armée iranienne entre 2009 et 2017. En 2018, il est nommé commandant de la Force aérienne de l’armée iranienne pour une durée de quatre ans. Il a aussi été désigné chef d’état-major adjoint des forces armées iraniennes en 2021. Trois ans plus tard, il a été pressenti pour prendre la tête du ministère de la Défense. Selon l’armée israélienne, il était responsable des « industries produisant des missiles de longue portée et des armes transférées aux affidés du régime, ainsi que de l’organisation SPND », l'Organisation de l'innovation et de la recherche défensive du ministère de la Défense.
Abdel Rahman Moussavi, chef d'état-major des forces armées iraniennes
Abdel Rahman Moussavi, l'un des chefs militaires les plus éminents de la République islamique, est devenu chef d'état-major de l'armée en 1999, puis a gravi les échelons militaires jusqu'à occuper le poste de chef d'état-major général des forces armées iraniennes en 2025, succédant à Mohammad Bagheri, tué lors d'une attaque israélienne sur Téhéran pendant la guerre de 2025.
Il a également occupé d'autres postes de direction, notamment ceux de président de l'université militaire Imam Ali, de commandant du quartier général de l'armée dans le nord-est de l'Iran, de commandant adjoint des forces terrestres chargé des affaires de formation et de chef du centre d'études stratégiques de l'armée.
Mohammad Pakpour, commandant du CGRI
Mohammad Pakpour a été nommé commandant du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) en juin 2025, remplaçant Hossein Salami, tué au début de la guerre des 12 jours. Plus tôt dans sa carrière, il avait progressé dans l’organigramme jusqu'à devenir commandant des forces terrestres du CGRI en 2010. Selon l’armée israélienne, Mohammad Pakpour a dirigé « le plan iranien pour détruire Israël » et a été responsable des « frappes de missiles et de drones sur Israël, du soutien aux groupes pro-iraniens et de la répression violente des manifestants lors des récentes protestations internes du mois dernier ».
Salah Assadi, chef du renseignement
Salah Assadi était le chef du département du renseignement au sein du quartier général des urgences militaires et un haut responsable du renseignement de l’état-major général iranien. L’armée israélienne affirme qu’il était également impliqué dans le « plan iranien pour détruire Israël ».
Mohammad Chirazi, chef du bureau militaire de Khamenei
Il occupait la fonction de chef du bureau militaire de Ali Khamenei depuis 1989. Selon l’armée israélienne, Mohammad Chirazi était responsable de « la liaison entre les hauts commandants des forces armées et le guide suprême, et constituait une figure centrale dans la hiérarchie du régime iranien ». Al-Jazeera a rapporté que Chirazi était toujours aux côtés de Khamenei.
Hossein Jabal-Amelian, président de la SPND
Selon la chaîne Iran International, citée par al-Jazeera, Hossein Jabal-Amelian dirigeait les industries navales du CGRI. Selon un communiqué de l’armée israélienne, il était le président de la SPND. Selon l’armée israélienne, il était responsable du « développement de technologies et d’armes avancées » et avait, au fil des années, dirigé « des projets dans les domaines nucléaire, biologique et chimique ».
Reza Mozafari-Nia, commandant au sein des gardiens de la révolution
Reza Mozafari-Nia, l'un des commandants du CGRI, a également été chef de la SPND. Selon l’armée israélienne, il « a contribué aux efforts pour développer l’arme nucléaire ».
Mahmoud Ahmadinejad, ancien président iranien (non confirmé)
Homme politique iranien et ancien président de la République islamique d’Iran de 2005 à 2013, il a défendu le droit de l’Iran à posséder l’énergie nucléaire et a suivi une ligne qualifiée de « radicale » sur le plan intérieur, ce qui avait irrité les réformateurs. Il a fréquemment menacé de détruire Israël et a nié à plusieurs reprises l’existence de la Shoah. Peu après la fin de sa présidence, il a été nommé membre du Conseil de discernement de l’intérêt du régime, considéré comme la plus haute instance d’arbitrage politique en Iran. Sa mort a été annoncée par plusieurs médias israéliens et iraniens, mais n’a pas encore été confirmée. Certaines sources iraniennes démentent sa mort.




Au moins un article a indiqué que Khamenei a été tué chez lui, avec sa fille, son beau-fils, et ses petits-enfants.
10 h 25, le 02 mars 2026