Un drapeau turc. Photo d'archives AFP
La Turquie « évalue activement les mesures qu’elle pourrait prendre dans le cas où un conflit éclaterait entre son voisin iranien et les États-Unis », a déclaré mercredi une source diplomatique turque à Reuters.
Ce débat est initié alors que l’Iran et les États-Unis ont repris les négociations plus tôt ce mois-ci, à un moment où Washington renforce parallèlement sa présence militaire au Moyen-Orient. Téhéran a averti qu’il pourrait viser des bases américaines dans la région en cas d’attaque, tout en soulignant qu’un accord diplomatique restait « à portée de main » si la diplomatie était privilégiée.
Membre de l’OTAN et partageant une frontière avec l’Iran, la Turquie s’est publiquement opposée à toute intervention militaire contre son voisin oriental. Ankara maintient cependant des contacts autant avec Washington qu’avec Téhéran afin de désamorcer les tensions, et appelle régulièrement à privilégier la voie diplomatique.
« Naturellement, nous étudions les mesures qui pourraient être prises en cas d’évolution négative sous tous les aspects », précise la source diplomatique turque précitée. Le responsable ajoute que différents scénarios visant à protéger les citoyens turcs sont examinés, mais que toute action violant la souveraineté iranienne est « hors de question ».
Aucun détail n’a été fourni sur les mesures envisagées. Plus tôt ce mois-ci, la présidence turque avait démenti des informations médiatiques affirmant que la Turquie se préparait à entrer sur le territoire iranien pour gérer un éventuel afflux de réfugiés.
Par ailleurs, des manifestations ont été organisées à Istanbul devant le consulat général des États-Unis pour exprimer la solidarité avec le peuple iranien.


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