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Moyen-Orient - Armement

L’Iran sur le point de conclure un achat de missiles supersoniques antinavires avec la Chine

Les deux pays ont accéléré leurs discussions après la guerre de 12 jours de juin 2025 lancée par Israël contre la République islamique.

L’Iran sur le point de conclure un achat de missiles supersoniques antinavires avec la Chine

Des marins brandissent des drapeaux chinois près d’un modèle de véhicule militaire portant des missiles antinavires, lors des 70 ans de la création de la marine de l’Armée de libération populaire de Chine, le 23 avril 2019, dans la province de Shandong. Photo d’archives Stringer/Reuters

L’Iran est sur le point de conclure un accord avec la Chine pour l’achat de missiles antinavires, selon six personnes au courant des négociations interrogées par Reuters, au moment où les États-Unis déploient une importante force navale près des côtes iraniennes en vue d’éventuelles frappes contre la République islamique. L’accord portant sur les missiles CM-302 de fabrication chinoise est sur le point d’être signé, bien qu’aucune date de livraison n’ait été convenue, ont déclaré les sources. Ces missiles supersoniques ont une portée d’environ 290 kilomètres et sont conçus pour échapper aux défenses navales en volant à basse altitude et à grande vitesse. Leur déploiement renforcerait considérablement les capacités de frappe iraniennes et représenterait une menace pour les forces navales américaines dans la région, selon deux experts en armement. Les négociations avec la Chine pour l’achat de ces systèmes de missiles, qui ont débuté il y a au moins deux ans, se sont fortement accélérées après la guerre de 12 jours entre Israël et l’Iran en juin dernier, rapportent les six sources au courant des discussions, dont trois responsables briefés par le gouvernement iranien et trois responsables sécuritaires. Alors que les discussions entraient dans leur phase finale l’été dernier, de hauts responsables militaires et gouvernementaux iraniens se sont rendus en Chine, dont Massoud Oraei, vice-ministre de la Défense, selon deux des responsables sécuritaires. La visite de M. Oraei n’avait pas été rapportée auparavant.

Un tournant pour l’Iran

« Si l’Iran dispose d’une capacité supersonique pour attaquer les navires dans la région, cela changera complètement la donne », a déclaré Danny Citrinowicz, ancien officier du renseignement israélien et aujourd’hui chercheur au sein du groupe de réflexion israélien Institute for National Security Studies. « Ces missiles sont très difficiles à intercepter », explique-t-il. Reuters n’a pas pu déterminer combien de missiles étaient concernés par cet accord potentiel, combien l’Iran avait accepté de payer, ni si la Chine allait donner suite à cet accord compte tenu des tensions accrues dans la région. « L’Iran a conclu des accords militaires et sécuritaires avec ses alliés, et le moment est venu de les mettre à profit », a déclaré à Reuters un responsable du ministère iranien des Affaires étrangères.

Dans un commentaire envoyé après publication, la diplomatie chinoise a déclaré ne pas être au courant de discussions sur une éventuelle vente de missiles rapportées par Reuters. Le ministère chinois de la Défense n’a quant à lui pas répondu à une demande de commentaire. Interrogée, la Maison-Blanche n’a pas directement abordé les négociations entre l’Iran et la Chine sur ces systèmes de missiles. Le président américain Donald Trump a clairement indiqué que « soit nous concluons un accord, soit nous devrons prendre des mesures très sévères, comme la dernière fois », a déclaré un responsable de la Maison-Blanche, faisant référence à l’impasse actuelle avec l’Iran. Ces missiles figureraient parmi les équipements militaires les plus avancés transférés à l’Iran par la Chine et enfreindraient un embargo sur les armes imposé par les Nations unies depuis 2006. Ces sanctions avaient été suspendues en 2015 dans le cadre d’un accord sur le nucléaire avec Washington et d’autres pays, avant d’être réimposées en septembre dernier.

Les forces américaines s’amassent dans la région

Cet éventuel contrat soulignerait le renforcement des liens militaires entre la Chine et l’Iran à un moment où les tensions régionales sont vives, compliquant les efforts des États-Unis pour restreindre le programme de missiles iranien et freiner ses activités nucléaires. Il signalerait également la volonté croissante de la Chine de s’affirmer dans une région longtemps dominée par la puissance militaire américaine. Pékin, Téhéran et Moscou organisent chaque année des exercices navals conjoints. L’année dernière, le département du Trésor américain a sanctionné plusieurs entités chinoises pour avoir fourni des précurseurs chimiques au Corps des gardiens de la révolution islamique afin qu’il les utilise dans son programme balistique. La Chine a rejeté ces allégations, affirmant qu’elle n’était pas au courant des cas cités pour justifier les sanctions et qu’elle appliquait strictement les contrôles à l’exportation des produits à double usage.

« L’Iran est devenu un champ de bataille entre les États-Unis » d’un côté, et la Russie et la Chine de l’autre, a déclaré un des responsables briefés par le gouvernement iranien des négociations sur les missiles. L’accord refait surface alors que les États-Unis rassemblent une armada à portée de frappe de l’Iran, comprenant le porte-avions USS Abraham Lincoln et son escorte. L’USS Gerald R. Ford et ses escortes sont quant à eux arrivés en Méditerranée. À eux deux, ces navires peuvent transporter plus de 5 000 personnes et 150 avions.

« La Chine ne souhaite pas voir un régime pro-occidental s’installer en Iran, soutient Danny Citrinowicz, spécialiste de l’Iran. Cela constituerait une menace pour leurs intérêts. Ils espèrent que ce régime restera en place. » Le 19 février, Trump a déclaré qu’il donnait 10 jours à l’Iran pour parvenir à un accord sur son programme nucléaire, faute de quoi il serait confronté à une action militaire. Les États-Unis se préparent à la possibilité d’opérations soutenues pouvant durer plusieurs semaines contre l’Iran si Trump ordonne une attaque, a rapporté Reuters le 13 février.

Modernisation de l’arsenal iranien

L’achat de CM-302 constituerait une amélioration significative de l’arsenal iranien, fortement réduit par la guerre de l’année dernière, estime Pieter Wezeman, chercheur au Stockholm International Peace Research Institute. La société publique chinoise China Aerospace Science and Industry Corporation (Casic) vante le CM-302 comme le meilleur missile antinavire au monde, capable de couler un porte-avions ou un destroyer. Ce système d’armement peut être monté sur des navires, des avions ou des véhicules terrestres mobiles. Il peut également détruire des cibles terrestres. La Casic n’a pas répondu à une demande de commentaire. « Plus dangereuse encore qu’un navire de guerre américain est l’arme qui peut l’envoyer au fond de la mer », avait menacé le guide suprême iranien Ali Khamenei mardi 17 février.

Téhéran est également en pourparlers pour acquérir des systèmes de missiles chinois sol-air, appelés « manpads », des armes antibalistiques et des armes antisatellites, ont déclaré les six sources interrogées. La Chine était un important fournisseur d’armes à l’Iran dans les années 1980, mais les transferts d’armes à grande échelle ont diminué à la fin des années 1990 sous la pression internationale. Ces dernières années, les responsables américains ont accusé des entreprises chinoises de fournir du matériel lié au programme de missiles iranien, mais ils ne les ont pas encore publiquement accusées de fournir des systèmes de missiles complets.

Cet article est une traduction d’une dépêche de l’agence Reuters.

L’Iran est sur le point de conclure un accord avec la Chine pour l’achat de missiles antinavires, selon six personnes au courant des négociations interrogées par Reuters, au moment où les États-Unis déploient une importante force navale près des côtes iraniennes en vue d’éventuelles frappes contre la République islamique. L’accord portant sur les missiles CM-302 de fabrication chinoise est sur le point d’être signé, bien qu’aucune date de livraison n’ait été convenue, ont déclaré les sources. Ces missiles supersoniques ont une portée d’environ 290 kilomètres et sont conçus pour échapper aux défenses navales en volant à basse altitude et à grande vitesse. Leur déploiement renforcerait considérablement les capacités de frappe iraniennes et représenterait une menace pour les forces navales...
commentaires (2)

Il parait qu,il en possede deja. Trump n,ose pas declencher la guerre contre les conseils de ses generaus, et Khamenei en a, bien qu,il se declare ;a decision supreme mollahique, en a certainement les memes conseils. Je repete : Pas de guerre ! a moins que les deux BOITES en confrontation se devissent completement. Ou qu,un troisieme ecervele y allume la meche. Du Nucleaire la solution est sure. Des milices la discussion est abordable. Des ICBM impossible. Assassinat ou kidnappage de Khameni ERREUR COLOSSALE. Changement de regime uniquement faisable de L,INTERIEUR. AMEN !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

14 h 34, le 26 février 2026

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Commentaires (2)

  • Il parait qu,il en possede deja. Trump n,ose pas declencher la guerre contre les conseils de ses generaus, et Khamenei en a, bien qu,il se declare ;a decision supreme mollahique, en a certainement les memes conseils. Je repete : Pas de guerre ! a moins que les deux BOITES en confrontation se devissent completement. Ou qu,un troisieme ecervele y allume la meche. Du Nucleaire la solution est sure. Des milices la discussion est abordable. Des ICBM impossible. Assassinat ou kidnappage de Khameni ERREUR COLOSSALE. Changement de regime uniquement faisable de L,INTERIEUR. AMEN !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    14 h 34, le 26 février 2026

  • Imaginez qu'il touche un bateau US. Le carton que fera l'armée américaine, pas que du bombardement ciblé "

    Dorfler lazare

    21 h 26, le 25 février 2026

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