Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi quittant la salle après avoir prononcé un discours lors d'une session de la Conférence des Nations unies sur le désarmement, en marge d'un deuxième cycle de négociations entre les États-Unis et l'Iran, Washington poussant Téhéran à conclure un accord visant à limiter son programme nucléaire, à Genève, le 17 février 2026. Photo de Valentin Flauraud / AFP
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré mardi qu’un accord était « à portée de main », avant une nouvelle session, prévue jeudi, de pourparlers avec les États-Unis.
L’Iran reprendra ces pourparlers « déterminé à parvenir à un accord juste et équitable — dans les plus brefs délais », a indiqué M. Araghchi dans un message publié sur X.
Téhéran et Washington doivent tenir jeudi à Genève une troisième série de négociations centrées sur le programme nucléaire iranien, après avoir renoué le dialogue le 6 février à Oman.
M. Araghchi a fait état d'une « opportunité historique de conclure un accord sans précédent qui prenne en compte nos préoccupations et nos intérêts mutuels ».
« Un accord est à portée de main, mais seulement si la diplomatie est privilégiée », a-t-il ajouté.
Les précédentes discussions entre Téhéran et Washington avaient été stoppées net en juin 2025 par la guerre de 12 jours déclenchée par Israël contre l'Iran, à laquelle s'étaient associés les Etats-Unis.
La semaine dernière après le dernier cycle des pourparlers, Téhéran a assuré s'être entendu avec Washington sur « un ensemble de principes directeurs » pour un éventuel accord mais le vice-président américain, JD Vance, a souligné que les divergences persistaient sur les « lignes rouges » américaines.
Les Occidentaux craignent que Téhéran ne se dote de la bombe atomique, l'Iran assurant de son côté qu'il ne cherche qu'à développer une filière nucléaire civile.
Donald Trump a déployé d'importantes forces navales et aériennes au Moyen-Orient, et menacé à de multiples reprises de frapper l'Iran en cas d'échec de la diplomatie.
L'Iran a averti lundi que toute attaque américaine, y compris une « frappe limitée », le pousserait à riposter « avec force ».
Les Etats-Unis ont bombardé trois sites nucléaires en Iran (à Fordo, Natanz et Ispahan) lors de la guerre de 12 jours de juin.

