Le Premier ministre, Nawaf Salam, s'exprimant lors d'une conférence de presse au Grand sérail, le 20 février 2026. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a de nouveau renvoyé la balle mardi au Parlement concernant les modalités de vote des expatriés lors des législatives prévues en mai prochain, affirmant que la loi électorale en vigueur nécessite « une intervention du législateur », lors d'un entretien publié mardi par le quotidien libanais Nida’ el-Watan, proche des Forces libanaises (FL). « Le gouvernement a accompli tout ce qui relève de ses prérogatives et a mis en place les préparatifs administratifs et logistiques nécessaires. Toutefois, l’application de la 16ème circonscription et le mécanisme d’adoption de la carte magnétique demeurent deux points qui requièrent une intervention du législateur », a affirmé le Premier ministre. « Le gouvernement est prêt à organiser les élections à la date prévue sur la base des décisions prises par le ministère de l’Intérieur », ajoute-t-il.
La loi électorale en vigueur, datant de 2017, et prévoyant dans l'un de ses articles (suspendu en 2018 et 2022) que la diaspora vote pour six députés de l'étranger (qui constitueraient la 16ème circonscription), est lacunaire sur ce point. Elle ne peut être appliquée sans un décret du gouvernement ou une loi du Parlement pour la clarifier. Mais l'Exécutif et le Législatif s'en renvoient la responsabilité. En outre, le gouvernement Salam, et le camp pro-amendement emmené par les Forces libanaises, souhaiteraient que la diaspora vote pour les 128 députés de la métropole, mais cela nécessite une loi du Parlement pour suspendre l'article problématique de la loi de 2017. Le chef du Parlement Nabih Berry refuse que cette question soit discutée dans la Chambre.
« La seule autorité habilitée à reporter le scrutin est la Chambre des députés »
« La seule autorité constitutionnellement habilitée à reporter l’échéance électorale est la Chambre des députés », a insisté M. Salam, en réponse implicite à M. Berry, qui avait souligné dimanche dans un entretien au quotidien panarabe al-Chark al-Awsat, que « quiconque souhaite les reporter doit en assumer la responsabilité et ne pas la rejeter sur autrui. »
Le nœud posé par la question du vote des expatriés rend de plus en plus probable un report du scrutin (et une prorogation du Parlement), auquel les partis politiques libanais ne seraient pas nécessairement opposés, selon les observateurs. Les ambassadeurs des pays du Quintette (États-Unis, France, Arabie saoudite, Qatar et Égypte) auraient également demandé au président du Parlement un report de l'échéance, ce qu'il a refusé, a-t-il révélé dimanche. Selon nos informations, l’ambassadeur américain Michel Issa aurait proposé un tel report la semaine dernière, estimant que la priorité actuelle devait être le monopole des armes et donc le désarmement du Hezbollah.
Réagissant aux propos de M. Berry et aux révélations concernant une volonté internationale d'un report du scrutin, le député du Hezbollah Hassan Fadlallah a fustigé mardi la « tentative d’imposer une prorogation du Parlement au Liban par l’ingérence de pays étrangers (...) pour des raisons extérieures sans lien avec nos intérêts nationaux. » Selon lui, la « pression exercée est une tentative d'exploiter les conséquences de l'agression israélienne contre notre pays, car après tout ce qui s'est passé, ils constatent que notre environnement est solide, que l'unité et la cohésion entre le Hezbollah et le mouvement Amal sont fortes, et que l'équilibre interne n'a pas été affecté ».
Le rythme du désarmement lié à la conférence de Paris
M. Salam est en outre revenu dans son entretien à Nida' el-Watan, sur le dossier du désarmement du parti chiite pro-iranien. Le Premier ministre a indiqué que « le rythme de mise en œuvre (du plan) au nord du Litani dépend de plusieurs facteurs, notamment des résultats de la conférence de soutien à l’armée libanaise prévue à Paris le mois prochain. » « Les pays qui organisent la conférence— les États-Unis, la France et l’Arabie saoudite — veilleront à fournir les conditions nécessaires à sa réussite », ajoute le Premier ministre. Le commandant en chef de l'armée, Rodolphe Haykal, a demandé la semaine dernière un délai de quatre à huit mois pour mettre en œuvre la deuxième phase du plan, qui en compte cinq, après que la troupe a achevé début janvier la phase concernant la zone au sud du fleuve Litani. La conférence internationale de soutien à l'armée libanaise se tiendra à Paris le 5 mars. Une réunion préparatoire à cette conférence se tient mardi au Caire. L'Orient-Le Jour a appris que, lors de cette réunion, Rodolphe Haykal va exposer les besoins de la troupe dans le cadre d'un plan établi en coordination avec les membres du Quintette. Lors de sa visite à Washington, le général Haykal avait pu s'assurer du maintien du programme de soutien à l'armée libanaise qui devrait remplacer la Finul au Liban-Sud fin 2026.
Le Premier ministre a par ailleurs de nouveau appelé le Hezbollah à ne pas s'impliquer dans une éventuelle confrontation entre les États-Unis et son parrain iranien, à l'heure où les deux puissances discutent sous haute tension du dossier du nucléaire iranien. « L’aventure de Gaza a coûté cher au Liban, et nous espérons ne pas être entraînés dans une nouvelle aventure », a répété mardi M. Salam. Le Hezbollah avait ouvert un « front de soutien » à Gaza le lendemain de l'attaque du 7-Octobre, qui s'est muée en guerre totale au Liban à l'automne 2024, faisant des milliers de morts. Le coût de la reconstruction des zones détruites est évalué à plusieurs milliards de dollars. Lors de la guerre de douze jours entre l'Iran et Israël en juin 2025, le parti chiite ne s'était pas impliqué.



Renvoyer la balle chez le perche qui ouvrait et fermait la porte de SEMSUM a sa guise et quand ca lui chantait, MAIS qui ne peut plus le faire aujourd,hui coince en tant que chef milicien et porte parole de Kassen, meme s,ils nous jouent tous les deux la scene de la discordance, entre partager le sort de ses copains ou risquer les sanctions americaines sur ses biens et ceux de sa famille meme si dans des paradis du coin du monde. Les occidentaux et les arabes ne veulent pas des legislatives au liban qu,apres le desarmement et la dissolution des milices. Plus d,erreur a reiterer.
15 h 21, le 24 février 2026