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Dernières Infos - Moyen-Orient

Netanyahu veut bâtir de nouvelles alliances « autour ou au sein du Moyen-Orient » contre les « axes radicaux chiite et sunnite »

Le Premier ministre israélien recevra mercredi son homologue indien Narendra Modi.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu fait un geste en s’exprimant lors de la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines, à Jérusalem, le 15 février 2026. Photo Ronen Zvulun/REUTERS

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a fait part dimanche de sa volonté de créer un réseau d'alliances au Moyen-Orient, en opposition à « l'axe chiite iranien, frappé durement, et à l’axe émergent, sunnite radical », rapportent les médias israéliens.

Israël « créera tout un système- une sorte d’hexagone d’alliances- autour ou au sein du Moyen-Orient », a-t-il affirmé, citant l’Inde, la Grèce, Chypre, ainsi que des pays arabes, africains et asiatiques, qu'il n'a pas nommés, rapporte le Times of Israël. Le Premier ministre a fait ces déclarations en annonçant, lors de l'ouverture du Conseil des ministres hebdomadaire, la visite officielle mercredi en Israël de son homologue indien Narendra Modi, selon l'AFP. Le chef du gouvernement israélien a salué le « resserrement » des liens entre Israël et l'Inde et exposé sa « vision » d'un partenariat stratégique axé sur « la coopération économique, (...) diplomatique et la coopération en matière de sécurité ».

« Créer un axe en opposition aux axes radicaux »

« L’objectif est de créer un axe de pays qui perçoivent la réalité, les défis et les objectifs de la même manière, en opposition aux axes radicaux : à la fois l’axe chiite radical, que nous avons frappé très durement, et l’axe émergent — l’axe sunnite radical », a explicité Benjamin Netanyahu.

L’axe iranien au Moyen-Orient a été très affaibli ces deux dernières années, notamment suite à la chute du régime syrien de Bachar Assad en décembre 2024, au profit d’une coalition islamiste sunnite, incarnée par le nouvel homme fort de la Syrie, Ahmad el-Chareh qui, bien qu’ayant le soutien de Washington, est vu avec méfiance par Israël. Dans le cadre de la stratégie israélienne d’influence régionale, marquée une stratégie d’ancrage auprès des minorités, l'armée israélienne a créé un poste de liaison placé sous l’autorité de son commandement nord, chargé de coordonner les relations avec les communautés druzes au Liban et en Syrie, où l’implication israélienne s’est intensifiée.

« Nous avons une alliance unique et, à mon avis, historique avec les États-Unis (...). Cette alliance ne signifie pas que nous ne cherchons pas à nouer d'autres alliances, au contraire, nous les cultivons en permanence », a encore déclaré M. Netanyahu.

Le Premier ministre israélien avait réaffirmé le 15 février son projet de faire en sorte que son pays possède en dix ans une « industrie d’armement indépendante », qui lui permettrait de supprimer l’aide économique américaine qu’il perçoit annuellement à hauteur de 3,8 milliards de dollars, exclusivement destinée à renforcer son armée. Aux États-Unis, sous l’administration Trump, les livraisons d’armes américaines sont sujettes à un débat croissant. Que ce soit avec les démocrates ou les républicains, l’accord de livraisons d’armes massives et gratuites – vieux de presque cinquante ans – risque d’être réduit, voire non reconduit à l’avenir. Cinq mois plus tôt, devant un parterre d’investisseurs et de responsables économiques, M. Netanyahu avait annoncé qu’Israël entre dans un processus qui fera de lui « une Super-Sparte ».

Concernant la visite de M. Modi, M. Netanyahu a déclaré que le Premier ministre indien « prononcera un discours à la Knesset », le parlement israélien. M. Modi s'est déjà rendu une fois en Israël en tant que Premier ministre, en 2017, et Benjamin Netanyahu a effectué une visite en Inde l'année suivante. L'Inde est le deuxième partenaire commercial d'Israël en Asie et le septième au niveau mondial, selon le ministère indien du Commerce et de l'Industrie.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a fait part dimanche de sa volonté de créer un réseau d'alliances au Moyen-Orient, en opposition à « l'axe chiite iranien, frappé durement, et à l’axe émergent, sunnite radical », rapportent les médias israéliens.Israël « créera tout un système- une sorte d’hexagone d’alliances- autour ou au sein du Moyen-Orient », a-t-il affirmé, citant l’Inde, la Grèce, Chypre, ainsi que des pays arabes, africains et asiatiques, qu'il n'a pas nommés, rapporte le Times of Israël. Le Premier ministre a fait ces déclarations en annonçant, lors de l'ouverture du Conseil des ministres hebdomadaire, la visite officielle mercredi en Israël de son homologue indien Narendra Modi, selon l'AFP. Le chef du gouvernement israélien a salué le « resserrement...