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Les points de vue de l’Iran et des États-Unis divergent sur l’allègement des sanctions, affirme un responsable iranien


Les points de vue de l’Iran et des États-Unis divergent sur l’allègement des sanctions, affirme un responsable iranien

Cette photo montre une vue générale de la centrale nucléaire d'Ispahan (UCF), au sud de Téhéran, le 30 mars 2005. Photo HENGHAMEH FAHIMI / AFP

L’Iran et les États-Unis ont des points de vue divergents concernant l’allègement des sanctions dans le cadre des pourparlers visant à freiner les ambitions nucléaires de Téhéran, a déclaré dimanche à l'agence Reuters un haut responsable iranien, ajoutant que de nouveaux pourparlers étaient prévus début mars, alors que les craintes d’une confrontation militaire grandissent.

L’Iran et les États-Unis ont repris les négociations plus tôt en février afin de traiter leur différend vieux de plusieurs décennies sur le programme nucléaire de Téhéran, tandis que Washington renforce ses capacités militaires au Moyen-Orient, alimentant les craintes d’une guerre plus large. L’Iran a menacé de frapper les bases américaines au Moyen-Orient s’il était attaqué.

« Le dernier cycle de négociations a montré que les idées américaines sur l’ampleur et le mécanisme de l’allègement des sanctions diffèrent des exigences iraniennes. Les deux parties doivent parvenir à un calendrier logique pour la levée des sanctions », a déclaré le responsable. « Cette feuille de route doit être raisonnable et fondée sur des intérêts mutuels. »

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé vendredi qu’il s’attendait à présenter dans les prochains jours un projet de contre-proposition, tandis que le président américain Donald Trump a indiqué qu’il envisageait des frappes militaires limitées.

Disposition au compromis

Tout en rejetant l’exigence américaine d’un « enrichissement zéro » de l'uranium — un point d’achoppement majeur lors des négociations passées — Téhéran a signalé sa disposition à faire des compromis sur son programme nucléaire.

Washington considère l’enrichissement sur le sol iranien comme une voie potentielle vers l’acquisition de l’arme nucléaire. L’Iran nie chercher à se doter de l’arme nucléaire et souhaite que son droit à enrichir l’uranium soit reconnu. Washington a également exigé que l’Iran se défasse de son stock d’uranium hautement enrichi (UHE). L’agence nucléaire de l’ONU a estimé en 2025 ce stock à plus de 440 kilogrammes d’uranium enrichi jusqu’à 60 % de pureté fissile, soit un niveau proche des 90 % considérés comme nécessaires pour un usage militaire.

Le responsable iranien a indiqué que Téhéran pourrait sérieusement envisager une combinaison comprenant l’exportation d’une partie de son stock d’UHE, la dilution du taux de pureté de son uranium le plus hautement enrichi, ainsi que la mise en place d’un consortium régional d’enrichissement, en échange de la reconnaissance du droit de l’Iran à un « enrichissement nucléaire à des fins pacifiques ». « Les négociations se poursuivent et la possibilité de parvenir à un accord intérimaire existe », a-t-il déclaré.

Des avantages pour les deux parties

Les autorités iraniennes ont affirmé qu’une solution diplomatique apporterait des bénéfices économiques tant à Téhéran qu’à Washington. « Dans le cadre du paquet économique en cours de négociation, des opportunités d’investissements sérieux et d’intérêts économiques tangibles dans l’industrie pétrolière iranienne ont également été proposées aux États-Unis », a indiqué le responsable.

Il a toutefois précisé que Téhéran ne céderait pas le contrôle de ses ressources pétrolières et minières. « En fin de compte, les États-Unis peuvent être un partenaire économique pour l’Iran, rien de plus. Les entreprises américaines peuvent toujours participer en tant qu’entrepreneurs aux projets des champs pétroliers et gaziers iraniens. »

Cette information est une traduction d'une dépêche de l'agence Reuters, initialement publiée en anglais.

L’Iran et les États-Unis ont des points de vue divergents concernant l’allègement des sanctions dans le cadre des pourparlers visant à freiner les ambitions nucléaires de Téhéran, a déclaré dimanche à l'agence Reuters un haut responsable iranien, ajoutant que de nouveaux pourparlers étaient prévus début mars, alors que les craintes d’une confrontation militaire grandissent.L’Iran et les États-Unis ont repris les négociations plus tôt en février afin de traiter leur différend vieux de plusieurs décennies sur le programme nucléaire de Téhéran, tandis que Washington renforce ses capacités militaires au Moyen-Orient, alimentant les craintes d’une guerre plus large. L’Iran a menacé de frapper les bases américaines au Moyen-Orient s’il était attaqué.« Le dernier cycle de négociations a montré que...