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Décès de Mohsen Dalloul, ancien député et ministre


Décès de Mohsen Dalloul, ancien député et ministre

L'ancien député et ministre Mohsen Dalloul, décédé le 17 février 2026. Photo Ani

Après un parcours médiatique et politique entamé aux côtés du leader druze assassiné Kamal Joumblatt, poursuivi avec son fils et ancien chef du Parti socialiste progressiste (PSP) Walid Joumblatt, l’ancien député et ministre libanais Mohsen Dalloul est décédé mardi à l’âge de 93 ans.

Originaire de Ali Nahri (Békaa), Mohsen Dalloul a été député durant plusieurs mandats consécutifs entre 1991 et 2004, représentant tour à tour les circonscriptions de Baalbeck-Hermel (1991), de Zahlé (1992 et 2000), et de la Békaa (1996). Il a également occupé le poste de ministre de l’Agriculture dans plusieurs gouvernements successifs entre 1989 et 1992, présidés par Sélim Hoss, Omar Karamé et Rachid Solh. En 1992, il est nommé ministre de la Défense dans le premier gouvernement de Rafic Hariri, fonction qu’il conserve jusqu’en 1995, avant de la reprendre à partir du 11 juillet 1996 dans le deuxième gouvernement Hariri, puis dans le cabinet suivant jusqu’en novembre 1998.

Né en 1933, Mohsen Dalloul commence sa vie professionnelle comme enseignant dans la Békaa et à Beyrouth, avant de se tourner vers le journalisme et d’adhérer au Syndicat des rédacteurs. Il rejoint le PSP en 1951 et accompagne son fondateur, Kamal Joumblatt, pendant 25 ans. Après l’assassinat de ce dernier en 1977, il poursuit son engagement politique aux côtés de son fils, Walid.

Dans un message d’hommage, Walid Joumblatt a salué la mémoire de Mohsen Dalloul, évoquant « un grand ami de Kamal Joumblatt, qui l’a accompagné dans le combat national et arabe pendant des décennies ». Il a ajouté l'avoir « connu aimant et sincère dans les moments les plus difficiles », écrivant « Adieu, Abou Nizar ».

Son fils aîné, Nizar Dalloul, homme d’affaires, avait été candidat chiite du courant du Futur aux élections législatives de 2018 dans la circonscription de la Békaa I, sans être élu. Il est par ailleurs marié à la fille de Nazek Hariri, seconde épouse de Rafic Hariri. L’ancien Premier ministre et chef du courant du Futur, Saad Hariri, a également rendu hommage au défunt dans un message publié sur X, saluant « l'ancien ministre et député, et l’ami qui a accompagné (son) père disparu ». « Le Liban a perdu une figure politique qui a consacré sa vie à la défense de ses convictions et de ses principes », a-t-il ajouté.

Le ministre de l’Information, Paul Morcos, a pour sa part salué la mémoire de « l’une des figures ayant su conjuguer action politique et travail médiatique et joué un rôle actif dans la vie publique à travers son engagement journalistique et son appartenance au Syndicat des rédacteurs ».

Au cours de sa carrière, Mohsen Daloul s’est vu confier des dossiers d’une extrême sensibilité, notamment le dialogue avec l'ancien chef de l'État Michel Aoun autour de l’accord de Taëf, les discussions avec les partis et milices libanais en vue de la collecte des armes et du retrait des milices de Beyrouth, ainsi que le dialogue avec les organisations palestiniennes. Au plus fort de la guerre civile, le 2 juin 1976, il accueille dans son appartement à Beyrouth une rencontre historique entre Kamal Joumblatt, alors chef du PSP, et l’ancien président de la République Bachir Gemayel. À l’époque, M. Dalloul occupait le poste de vice-président du PSP.

Après un parcours médiatique et politique entamé aux côtés du leader druze assassiné Kamal Joumblatt, poursuivi avec son fils et ancien chef du Parti socialiste progressiste (PSP) Walid Joumblatt, l’ancien député et ministre libanais Mohsen Dalloul est décédé mardi à l’âge de 93 ans.Originaire de Ali Nahri (Békaa), Mohsen Dalloul a été député durant plusieurs mandats consécutifs entre 1991 et 2004, représentant tour à tour les circonscriptions de Baalbeck-Hermel (1991), de Zahlé (1992 et 2000), et de la Békaa (1996). Il a également occupé le poste de ministre de l’Agriculture dans plusieurs gouvernements successifs entre 1989 et 1992, présidés par Sélim Hoss, Omar Karamé et Rachid Solh. En 1992, il est nommé ministre de la Défense dans le premier gouvernement de Rafic Hariri, fonction qu’il conserve...