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Politique - Diplomatie

Aoun devant Steinmeier : Le Liban veut « la paix absolue et inconditionnelle »

Le président allemand dit être venu à Beyrouth pour « demander au Hezbollah et à Israël de respecter l’accord de cessez-le-feu. »

Aoun devant Steinmeier : Le Liban veut « la paix absolue et inconditionnelle »

Le président libanais Joseph Aoun (à droite) et son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier au palais présidentiel de Baabda le 16 février 2026. Photo REUTERS/Mohamed Azakir

Le président allemand, Frank-Walter Steinmeier, a effectué lundi visite au Liban pour faire pression, selon ses dires, sur Israël et le Hezbollah afin qu'ils respectent l'accord de cessez-le-feu de novembre 2024, et en signe de soutien à l'armée libanaise, qui doit se déployer dans le Sud et désarmer le parti chiite. De son côté, le président, Joseph Aoun, premier à recevoir M. Steinmeier au palais de Baabda, a insisté sur le fait que le Liban veut la « paix absolue et inconditionnelle ».

Après leur entretien, les deux chefs d’État ont donné une conférence de presse, au cours de laquelle M. Aoun a insisté sur l’importance pour le Liban de « se libérer de toute occupation et de toute tutelle » et de reconstruire « par notre volonté, nos moyens et avec le soutien de nos amis ». « Je vous le dis au nom de tous les Libanais : nous ne pouvons plus supporter les conflits ni le fardeau de quiconque », a poursuivi M. Aoun, en allusion au « front de soutien » qui avait été ouvert par le Hezbollah en solidarité avec Gaza, qui a mené à 13 mois de guerre entre le Hezbollah et Israël, entre octobre 2023 et novembre 2024.

Il a en outre estimé que Berlin pourrait jouer un « rôle clé » après le retrait de la Finul. Évoquant des déclarations faites par M. Steinmeier lors de sa précédente visite à Beyrouth, en 2018, Joseph Aoun a affirmé que le Liban « insiste sur une paix absolue, et nous refusons toute condition, à l'exception de celles du droit et du bien ». Il a indiqué avoir appelé l'Allemagne à « demander à la partie israélienne de respecter l'accord de cessez-le-feu et de se retirer des territoires qu'elle occupe toujours » au Sud. Il a ajouté avoir demandé à Berlin « d'aider l'armée libanaise », qui manque de fonds et d'équipements. Evoquant des déclarations faites par M. Steinmeier lors de sa précédente visite à Beyrouth, en 2018, Joseph Aoun a affirmé que le Liban « insiste sur une paix absolue, et nous refusons toute condition, à l'exception de celles du droit et du bien ».

Renforcer l'armée, « colonne vertébrale » de la stabilité libanaise

M. Steinmeier a de son côté réaffirmé l’engagement de Berlin à « soutenir et renforcer » le Liban dans un « contexte sécuritaire difficile », promettant de « rester aux côtés du Liban même après la fin de la mission » de la Force intérimaire de l'ONU (Finul). Celle-ci doit retirer progressivement et d'ici la mi-2027 ses Casques bleus du Sud, en prévision de l'expiration de son mandat à la fin de l'année. Dans cette perspective, « nous devons réfléchir à la façon de renforcer la colonne vertébrale de la stabilité du Liban — c’est-à-dire son armée — une fois la mission de la Finul achevée », a ajouté le président allemand, qui a notamment évoqué la coopération actuelle entre l’armée et la marine allemande. Un navire allemand fait notamment partie de la force navale de la Finul. Beyrouth cherche à rallier des soutiens pour l'armée libanaise, qui peine à se remettre de la crise économique dévastatrice des six dernières années alors même qu'elle doit déployer des milliers de soldats au Liban-Sud et désarmer les milices, en tête desquelles le Hezbollah. C'est dans ce contexte qu'une conférence internationale de soutien à l'institution militaire doit être organisée le 5 mars à Paris.

M. Steinmeier a encore précisé que sa visite au Liban avait pour but de « demander à Hezbollah et à Israël de respecter l’accord de cessez-le-feu et de tenir leurs engagements », insistant sur le fait que « le désarmement du Hezbollah doit se poursuivre progressivement » et sur le retrait des troupes israéliennes du sud du Liban. « Le Liban doit, et nous savons combien c'est difficile, assurer le désarmement du Hezbollah conformément à l'accord de cessez-le-feu, pour que les conditions d'un retrait soient également créées », a-t-il dit.

Le président allemand a également rencontré le président du Parlement, Nabih Berry, puis le Premier ministre, Nawaf Salam. Devant M. Steinmeier, M. Berry a souligné « la nécessité pour la communauté internationale de redoubler d’efforts afin d’obliger Israël à cesser ses agressions et ses violations de la résolution 1701 et de l’accord de cessez-le-feu auquel le Liban s’est conformé dès le départ de manière complète ». Il a affirmé que « le Liban et les Libanais ne veulent pas la guerre, n’accepteront pas l’occupation israélienne de leurs terres et ne peuvent pas non plus céder sous la pression des violations et des agressions quotidiennes ». Les discussions entre M. Salam et M. Steinmeier on porté « sur l’avancement des réformes administratives et financières engagées par le gouvernement, ainsi que sur le processus de monopole des armes par l’État. La phase post-Finul a également été abordée », a indiqué le Grand sérail sur X.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam recevant le président allemand Frank-Walter Steinmeier au Grand sérail, à Beyrouth le 16 février 2026. Photo IBRAHIM AMRO / AFP


La tournée de M. Steinmeier comprend aussi des visites du port de Beyrouth, du musée national et de l’École navale de Jounieh.

Le président allemand, Frank-Walter Steinmeier, a effectué lundi visite au Liban pour faire pression, selon ses dires, sur Israël et le Hezbollah afin qu'ils respectent l'accord de cessez-le-feu de novembre 2024, et en signe de soutien à l'armée libanaise, qui doit se déployer dans le Sud et désarmer le parti chiite. De son côté, le président, Joseph Aoun, premier à recevoir M. Steinmeier au palais de Baabda, a insisté sur le fait que le Liban veut la « paix absolue et inconditionnelle ».Après leur entretien, les deux chefs d’État ont donné une conférence de presse, au cours de laquelle M. Aoun a insisté sur l’importance pour le Liban de « se libérer de toute occupation et de toute tutelle » et de reconstruire « par notre volonté, nos moyens et avec le soutien de nos amis ». « Je vous le dis au...
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Il signerait la paix le President si Israel se retire de tous les territoires libanais qu'il occupe, á l'exception des territoires oú il y a une revendication syrienne? Le parlement pourra ratifier?

Moi

16 h 42, le 16 février 2026

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Commentaires (1)

  • Il signerait la paix le President si Israel se retire de tous les territoires libanais qu'il occupe, á l'exception des territoires oú il y a une revendication syrienne? Le parlement pourra ratifier?

    Moi

    16 h 42, le 16 février 2026

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